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Avenants sur le plan de relance autoroutier signés

Une vingtaine d'opérations seront à la charge des concessionnaires.

Une vingtaine d'opérations seront à la charge des concessionnaires. - Boris Horvat

Le gouvernement et les sociétés autoroutières ont signé les avenants. Le plan de relance porte sur 3,27 milliards d'euros.

Le gouvernement et les concessionnaires d'autoroutes ont trouvé un accord. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, Emmanuel Macron, ministre de l'Economie et Alain Vidalies, Secrétaire d'État chargé des Transports, annoncent la signature des avenants du plan de relance autoroutier.

Les principales sociétés concessionnaires d'autoroutes (APRR, AREA, ASF, Cofiroute, Escota, SANEF et SAPN) s'engagent à réaliser une vingtaine de travaux pour un montant de 3,27 milliards d'euros. En échange, ils bénéficient "d'un allongement de la durée des concessions de 2,5 années en moyenne, autorisé par la Commission européenne le 29 octobre 2014", explique le gouvernement dans un communiqué.

10.000 emplois

Il explique que ce plan de relance permettra la création de 10.000 emplois directs et indirects. Les sociétés autoroutières se sont engagées à ce que 55% des travaux soient réalisés par des PME et PMI non liés aux groupes autoroutiers.

Par ailleurs, les sociétés autoroutières doivent verser un milliard d’euros à l’Etat pour le financement des infrastructures de transport dans le cadre du protocole d’accord conclu le 9 avril 2015, dont 500 millions d’euros au cours des trois prochaines années.

Par ailleurs, le plan prévoit aussi un gel des tarifs en 2015, mais la hausse annuelle contractuelle sera "étalée de 2016 à 2023", avait indiqué le PDG de Vinci, Xavier Huillard, fin juillet. L'annonce de ce plan de relance en avril 2015 avait marqué la fin d'un bras de fer engagé à l'automne 2014 entre l'Etat et les concessionnaires, après un rapport publié en septembre 2014 de l'Autorité de la concurrence qui faisait état de la "rente" perçue par ces sociétés et de vives critiques de la ministre de l'Ecologie en charge aussi des Transports Ségolène Royal.

La ministre avait expliqué qu'elle n'excluait pas l'hypothèse d'une résiliation des contrats de concession tandis que le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron avait souhaité "une remise à plat totale" pour obtenir un "rééquilibrage" des relations entre les sociétés autoroutières et l'Etat. Filiales pour la plupart des géants français du BTP Eiffage et Vinci, ainsi que de l'espagnol Abertis, les sociétés concessionaires d'autoroutes (SCA) exploitent 9.048 kilomètres d'autoroutes françaises, sur les 11.882 existants.

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D. L.