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Automobile: les gagnants et les perdants de 2015

La demande mondiale pour l'automobile a connu une forte reprise en 2015, sans toutefois retrouver les niveaux d'avant crise.

La demande mondiale pour l'automobile a connu une forte reprise en 2015, sans toutefois retrouver les niveaux d'avant crise. - STR - AFP

La lente agonie du marché automobile depuis la crise de 2008 a bel et bien pris fin en 2015. La demande mondiale a repris des couleurs, tirée non pas par les émergents, mais par l'Europe.

2015, année du rebond du marché automobile mondial. Contre toute attente, la demande mondiale a été tirée par la reprise européenne. Sur le vieux continent, les ventes ont progressé de près de 8,5%. La France ne se classe pas mal du tout, avec une progression de 6,4%, mais les chiffres les plus impressionnants sont à chercher plus au sud, avec l'Espagne par exemple, et ses immatriculations en hausse de presque 20% sur l'année, et l'Italie juste derrière. Un seul bémol: les volumes restent inférieur à ceux d'avant la crise de 2008.

Parmi les cartons de l'année, la nouvelle Smart, petite voiture développée avec Renault, a vu ses ventes bondir de… 80% ! Renault qui a justement fait le choix de la montée enfin en gamme, comme son compatriote Peugeot. Sauf que les effets de cette stratégie ne sont pas encore visibles chez la marque au lion. Chez Renault en revanche, les Kadjar, Megane, Talisman et nouvel Espace sont des réussites.

Les ventes de DS plongent

En 2015, on a également assisté à la naissance d'une marque automobile: DS, qui a pris son indépendance pour devenir la troisième grande marque de PSA. Plus aucune référence à Citroën, DS incarne désormais le luxe à la française. L'objectif d'en faire une marque premium à même de concurrencer Audi et BMW reste pour autant loin d'être atteint. Les ventes de DS ont plongé de près de 15% depuis le 1er janvier 2015.

Côté constructeurs allemands justement, malgré le scandale des moteurs truqués, Volkswagen a plutôt bien résisté commercialement. Même si la hausse des ventes vient surtout des commandes des entreprises, qui compense le recul auprès des particuliers. Le scandale risque donc bien de coûter très cher au groupe en 2016.

L'année prochaine, cette dynamique devrait se poursuivre en Europe. Mais les deux pays les plus riches du monde continueront de faire la course en tête. En 2015 déjà, les États-Unis vont dépasser leur précédent record qui date de 2000, et vendre plus de 17 millions de voiture sur l'année. Et en Chine, quand bien même on parle de ralentissement, le marché aura progressé de plus de 5 % cette année.

Mathieu Sevin, édité par N.G.