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Automobile: le bonus-malus creuse encore son déficit

Au cours du premier semestre, le déficit du dispositif bonus-malus s'est creusé. En cause la baisse des ventes de grosses cylindrées.

Au cours du premier semestre, le déficit du dispositif bonus-malus s'est creusé. En cause la baisse des ventes de grosses cylindrées. - -

Ce dispositif rapporte moins que prévu, le succès des voitures bénéficiant d'un bonus n'étant pas compensé par les ventes des grosses cylindrées. Le gouvernement envisagerait une nouvelle réforme du système.

Le dispositif des bonus-malus écologique est victime de son succès. Le gouvernement tablait sur un autofinancement: les recettes engrangées par les malus appliqués aux voitures les plus polluantes devaient compenser les aides allouées aux acquéreurs de véhicules propres.

Mais la refonte du système des bonus destinée à favoriser l’essor des voitures hybrides et surtout électriques (bonus de 7.000 euros) conjuguée à la baisse croissante des ventes de véhicules soumis au malus (-42%) plombe le financement du dispositif. Le gouvernement tablait sur une collecte de 403 millions d'euros pour l'ensemble de l'année, les six premiers mois n'ont permis de récolter que 121,5 millions d'euros, selon les estimations de Autoactu.com.

Entre les mois de janvier et de juin, les ventes de véhicules émettant moins de 106g de CO2 ont bondi de 50% sur un marché hexagonal pourtant à la baisse (-11,3%). Sur la même période, 35% des achats concernent des véhicules bénéficiant du bonus, alors que ce chiffre était de seulement 20,6% au premier semestre 2012.

Les bonus de 200 à 550 euros dans le viseur

La faiblesse du dispositif porte sur les petits bonus allant de 100 à 550 euros. Ces ventes représentent 80% des véhicules bénéficiant du bonus alors que 60% des achats des voitures "malussées" le sont à hauteur de 100 euros.

Certains constructeurs français ont réussi à positionner leurs véhicules dans la tranche des petits bonus comme les modèles Renault Mégane, ou les SUV Peugeot 2008 et Captur de Renault.

Au final, un resserrement du dispositif pour 2014 pourrait avoir lieu, selon Les Echos. L’une des principales options envisagées serait la suppression des petits bonus (de 200 à 550 euros) qui ont déjà coûté 52 millions d’euros sur un total de 121 millions d’euros déjà versés sur le premier semestre 2013.

Heureusement pour le gouvernement, la vente de véhicules électriques fortement "bonussés" est pour l’instant assez faible (4777 unités +110%).

V.F