BFM Business

Appel à la prudence des automobilistes lors des chutes de neige

Rue à Paris mercredi dernier. Une semaine après la pagaille provoquée par une tempête de neige exceptionnelle en Ile-de-France, François Fillon a présidé une réunion avec les ministres et les services concernés (Météo France, préfecture, SNCF, RATP, Aérop

Rue à Paris mercredi dernier. Une semaine après la pagaille provoquée par une tempête de neige exceptionnelle en Ile-de-France, François Fillon a présidé une réunion avec les ministres et les services concernés (Météo France, préfecture, SNCF, RATP, Aérop - -

par Elizabeth Pineau PARIS (Reuters) - Prendre ou ne pas prendre sa voiture quand il neige, c'est la question que l'Etat invite les Français à se...

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Prendre ou ne pas prendre sa voiture quand il neige, c'est la question que l'Etat invite les Français à se poser face aux nouvelles chutes de neige annoncées pour les jours à venir.

Une semaine après la pagaille provoquée par une tempête de neige exceptionnelle en Ile-de-France, la plus intense depuis 1987, le Premier ministre, François Fillon, a présidé mardi une réunion avec les ministres et les services concernés (Météo France, préfecture, SNCF, RATP, Aéroports de Paris).

A une semaine de l'entrée officielle dans l'hiver, la neige a refait son apparition mardi dans l'est du pays.

Selon Météo France, des flocons sont attendus sur les trois quarts du territoire jeudi, en Ile-de-France notamment, juste avant les départs en vacances de fin d'année.

Face aux forces de la nature, le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, a invité les Français à retrouver "la culture de la prudence".

Au Canada ou en Suède pas exemple "quand il y a des évènements neigeux extraordinaires, au sens littéral, les citoyens ne prennent pas leur voiture", a-t-il dit à la presse dans la cour de Matignon. "Il y a une culture de prudence qu'on a un peu perdue dans notre pays".

S'il neige, "les services de l'Etat et les collectivités territoriales feront bien sûr le maximum mais il y a un moment où chacun doit se poser la question de savoir si oui ou non il est absolument indispensable qu'il prenne son véhicule", a-t-il ajouté.

La semaine dernière en Ile-de-France, des milliers d'automobilistes et de passagers des gares et des aéroports se sont retrouvés bloqués par la neige, ce qui a déclenché une polémique sur la gestion par l'Etat de ce genre de crise.

"ON N'A PAS ÉTÉ TRÈS BONS"

La mise en cause des prévisions de Météo France par François Fillon, alors en déplacement à Moscou, a aussi été critiquée.

Mardi devant les députés UMP à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a reconnu une certaine maladresse. "On n'a pas été très bons en terme de communication sur ce sujet", a-t-il dit, selon des élus présents. "On ne devrait pas parler quand on est loin".

Selon Thierry Mariani, le Premier ministre demande "à l'ensemble des acteurs d'être particulièrement mobilisés dans les prochains jours, où les prévisions météo sont préoccupantes pour la région parisienne et l'est de la France".

François Fillon appelle à une meilleure coordination des services de l'Etat et demande d'améliorer les dispositifs d'information des automobilistes.

Thierry Mariani a souligné la difficulté de coordonner les moyens quand plusieurs communes sont concernées par un ligne de bus, par exemple. "Si dans une ville, quel que soit le maire, une voie n'a pas été déneigée, il est évident que cela posera un problème", a-t-il fait remarquer.

Autre décision difficile à prendre, selon lui: celle de stocker ou non les poids lourds, qui peuvent obstruer les voies et empêcher le passage des véhicules de déneigement.

"Mais des véhicules bloqués trop tôt pour rien, c'est aussi des sociétés qui perdent de l'argent, des magasins qui ne sont pas approvisionnés", a souligné le secrétaire d'Etat. "Chaque Français a aussi envie de faire ses courses de Noël, donc les décisions seront particulièrement affinées."

L'Etat est responsable d'environ 20.000 km de réseau routier, dont doivent aussi s'occuper les collectivités territoriales.

Assistaient à la réunion de mardi à Matignon la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, Thierry Mariani, le préfet de police, Michel Gaudin, le PDG de Météo France, François Jacq, celui d'Aéroports de Paris, Pierre Graff, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, et celui de la RATP, Pierre Mongin.

Avec Emile Picy, édité par Gilles Trequesser