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Airbus fait tomber un peu plus la domination de Boeing au Japon

ANA a notamment commandé 23 A321

ANA a notamment commandé 23 A321 - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ana, la compagnie aérienne nippone, a annoncé, ce jeudi 27 mars, une commande de 40 Boeing et 30 Airbus pour une valeur de 12 milliards d'euros. Ce qui permet à l'avionneur européen de remettre un peu plus en cause le monopole de son concurrent au Japon.

Le monopole de Boeing au Japon continue de s'ébrécher. Ce jeudi 27 mars, la compagnie japonaise ANA (All Nippon Airways) a annoncé la plus importante commande d'avions de son histoire, répartie entre 40 Boeing et 30 Airbus, pour valeur totale catalogue de 12 milliards d'euros.

Dans le détail, ANA a commandé, chez Airbus, 7 A320neo et 23 A321neo pour un total de 2,6 milliards d'euros. Chez Boeing, elle a retenu 20 777-9X, 14 787-9 et 6 777-300ER, pour une valeur de 9,6 milliards d'euros. "Les avions que nous avons choisi vont nous permettre de moderniser et d'étendre notre flotte", a déclaré le président d'ANA, Shinichiro Ito.

Si la compagnie a choisi de partager sa commande entre les deux grands avionneurs mondiaux, l'opération n'en reste pas moins profitable pour Airbus, le Japon ayant longtemps été le chassé-gardé de Boeing. Ainsi, le groupe européen marque des points auprès d'ANA, dont la flotte était jusque-là en très grande partie composée de Boeing.

Une première percée en octobre 2013

Airbus avait néanmoins fait tomber ce bastion japonais de Boeing en décrochant, en octobre 2013, une commande de 31 A350 auprès de Japan Airlines. Avant cette dernière commande, la part de marché d'Airbus au Japon se situait à moins de 15%.

Au total, en 2013, Airbus avait largement dominé son rival Boeing, enregistrant des commandes nettes de 1.503 avions, contre 1.355 unités pour son concurrent américain.

Pour 2014, Airbus a préféré ne pas donner un objectif élevé, préférant se concentrer sur l'augmentation des cadences de production, pour réussir à faire face à un carnet de commande représentant 5.559 avions, soit huit années de production ou encore 590 milliards d'euros.

Julien Marion