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Air France rétablit le contrôle d’identité des passagers à l’embarquement

Air France avait mis fin aux contrôles d'identité à l'embarquement en janvier

Air France avait mis fin aux contrôles d'identité à l'embarquement en janvier - ALIX GUIGON / AFP

Un arrêté ministériel oblige désormais la compagnie aérienne à rétablir ces contrôles d'identité à l'embarquement. Une mesure coûteuse pour Air France.

La mesure était loin de faire l’unanimité. À l’image du maire de Nice, Christian Estrosi, ils étaient nombreux à se plaindre le 22 janvier dernier de la décision d’Air France de mettre fin aux contrôles d’identité des passagers à l’embarquement.

Selon la compagnie, vérifier la concordance entre le nom inscrit sur le billet et une pièce d’identité avant d’autoriser le passager à monter à bord de l’appareil était une précaution "obsolète", en raison de la levée de l’état d’urgence notamment.

Air France fait marche arrière

Mais un arrêté ministériel du 14 mai repéré par Var-Matin oblige désormais Air France à faire marche arrière. Le texte stipule en effet que "lors de la présentation d’un passager à l’embarquement, l’entreprise de transport aérien procède à la vérification de concordance documentaire entre l’identité mentionnée sur la carte d’embarquement valable et un des documents attestant de l’identité du passager".

Les passagers peuvent présenter "la carte nationale d’identité, le passeport, le titre de séjour ou le permis de conduire". À l’exception des "mineurs de moins de treize ans accompagnés d’une personne majeure" qui sont dispensés de cette obligation. Contactée par Le Figaro, Air France a confirmé la mise en application de l’arrêté ministériel "à l’embarquement des vols au départ de France métropole, DOM et Polynésie française".

Un coût de 2 millions d'euros par an

Cette décision devrait satisfaire les syndicats qui s’étaient opposés à la suppression du contrôle d’identité à l’embarquement, arguant qu’"au moindre souci, (ils) ne pourraient pas identifier le passager qui aura utilisé un billet".

Du côté d’Air France, le rétablissement de cette mesure est une mauvaise nouvelle. En effet, la compagnie aérienne a tout intérêt à limiter le temps passé par ses avions au sol pour améliorer sa rentabilité.

Or, les contrôles d’identité impliquent une perte de temps à l’embarquement et réduit mécaniquement le temps passé par les appareils dans les airs. Au total, l’absence de contrôle permettait à la compagnie française d’économiser environ deux millions d’euros par an.

P.L