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Air France: le mot d'ordre du conseil d'administration pour éviter le pire

Le conseil d'administration a par ailleurs apporté son soutien à Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM

Le conseil d'administration a par ailleurs apporté son soutien à Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM - Thomas Samson - AFP

Le conseil d'administration de la compagnie a publié ce jeudi une déclaration dans laquelle il affirme que les réductions d'effectifs peuvent être évitées si le dialogue entre la direction et les syndicats progressent.

Manuel Valls a, semble-t-il, fait des émules. Le conseil d'administration d'Air France a indiqué, dans une déclaration ce jeudi 15 octobre, qu'il pense "que le plan de réduction de l'activité en 2017 peut encore être évité si la négociation aboutit rapidement".

En ce sens, le conseil d'administration "encourage" la direction et les organisations représentatives à poursuivre les négociations.

Le message n'est pas si éloigné des déclarations de Manuel Valls qui, mercredi 14 octobre, devant les députés, avait assuré que le plan de suppressions d'emplois d'Air France pouvait être "aujourd'hui évité si le dialogue social s'approfondit". On rappellera que le conseil d'administration d'Air France - KLM compte deux représentants de l'Etat (qui détient 17,6% du capital de la société) dans ses rangs.

Le "plan B" qui doit être évité

Par ailleurs, le PDG du groupe Air France-KLM Alexandre de Juniac a "noté que, comme la direction, les organisations syndicales préfèrent un plan de croissance de l'activité dont la mise en oeuvre est conditionnée à des économies de coûts négociées plutôt qu'un plan de restructuration aux conséquences sociales plus lourdes", a ajouté le groupe, dans cette déclaration diffusée à l'issue d'un conseil d'administration du groupe.

Pour rappel Air France proposait à l'origine d'augmenter le nombre d'heures de vol des pilotes, à raison d'environ une centaine par an, afin de doper sa compétitivité et répliquer ainsi face à la concurrence des low cost. Devant le refus du SNPL, la direction a enclenché un "plan B" qui concrètement va se traduire par la destruction de 2.900 postes d'ici à 2017.

La direction d'Air France a rencontré les représentants du personnel pendant plusieurs jours jusqu'à mercredi et doit désormais définir un calendrier de négociations d'ici le prochain comité central d'entreprise (CCE) prévu le 22 octobre,ont affirmé à Reuters plusieurs sources syndicales.

J.M., avec Reuters