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Air France dément vouloir supprimer 5.000 postes

Air France envisagerait de supprimer 5.000 postes après en avoir supprimé 8.000 depuis 2012.

Air France envisagerait de supprimer 5.000 postes après en avoir supprimé 8.000 depuis 2012. - Dominique Faget - AFP

La compagnie aérienne a démenti des informations avancées par Le Figaro selon lesquelles elle prévoirait un vaste plan de réduction de ses effectifs en 2015 pour réduire ses coûts d'exploitation et ses tarifs.

Air France dément vouloir sabrer dans ses effectifs. Un plan de réduction d'effectifs devrait intervenir en 2015 au sein de la compagnie aérienne, selon le site du Figaro ce mardi 13 janvier. L'auteur de l'article évoque une annonce "dans les prochains mois", qui pourrait porter sur près de 5.000 emplois. Pour un groupe de 96.000 salariés selon Le Figaro, 65.000 selon le site internet d'Air France qui donne les chiffres au 31 décembre 2013.

"Rien n'est encore décidé s'agissant d'un éventuel plan de départs volontaires, il est donc parfaitement prématuré de l'évoquer, tant sur le principe que sur son éventuelle ampleur", a réagi un porte-parole d'Air France-KLM, interrogé par l'AFP.

Ce plan évoqué par Le Figaro aurait la même ampleur -5.000 postes- que celui engagé par le PDG Alexandre de Juniac après son arrivée au sein de la compagnie en 2012, dans le cadre de son plan "Transform 2015". Une autre vague de 2.500 à 2.600 suppressions de postes avait encore été annoncé en 2013. Or comme le guichet des départs volontaires vient à peine d'être fermé, les sources du Figaro pensent qu'il n'y aura plus de candidats au départ et qu'Air France pourrait devoir déclencher le premier plan de sauvegarde de l'emploi de son histoire. 

Air France "morte dans deux ans"

Ce nouveau plan n'aurait "pas encore été évoqué avec les organisations syndicales, ni même avec les instances de direction du groupe", indique le Figaro. Mais les syndicats, conscient de l'écart de compétitivité entre Air France et ses concurrents, s'y préparent. 

"La direction de la compagnie n'a pas le choix. Si un tel plan n'est pas lancé rapidement, Air France sera morte dans deux ans", lance même un administrateur cité par le Figaro. Le groupe, qui a annoncé en décembre son troisième avertissement sur résultat de l'année, table sur un bénéfice quasi-inexistant en 2014.

Le groupe franco-néerlandais continue donc une restructuration qui doit mener notamment à l'éradication des sureffectifs et à une réorganisation des vols entre les différentes marques du groupe: la low-cost Transavia, Hop, et Air France.

Les désaccords entre direction et personnel navigant sur la réorganisation de Transavia avait été à l'origine de la grève la plus importante de l'histoire d'Air France. Le bras de fer avait duré deux semaines et avait grevé les comptes de l'entreprise de plus de 400 millions d'euros

Le groupe s'était alors déclaré le groupe "résolu" à réduire encore ses coûts tout en adaptant ses investissements et actifs. Un accord sur le développement de Transavia a finalement été signé en décembre 2014 par le tout puissant syndicat des pilotes, le SNPL. Le texte prévoit de tripler la flotte de Transavia France (de 14 à 40 appareils). Mais surtout, les pilotes détachés sur cette entité conserveraient les garanties sociales du statut Air France. 

N.G.