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Air France annonce la fin de la desserte des Antilles françaises au départ de Roissy

Un avion de la compagnie Air France

Un avion de la compagnie Air France - -

Air France invoque un bilan économique décevant, avec des taux de remplissage en-deçà des prévisions.

La compagnie aérienne française Air France a annoncé mercredi à Fort-de-France la fin de la desserte de la Guadeloupe et de la Martinique au départ de Roissy-Charles-de-Gaulle "à compter du 13 mai 2013" et "après plus d’un an et demi d’exploitation".

Dans un communiqué publié à Fort-de-France, Air France évoque le "transfert des vols Antilles de Paris-Charles-de-Gaulle vers Orly" à cette date et le "maintien de l’offre existante avec deux vols quotidiens au départ de Paris Orly vers Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Fort-de-France (Martinique)".

Un dossier politique

C’est la troisième fois en l’espace de quelques années, qu’Air France se voit contrainte d’arrêter ses rotations vers les Antilles françaises au départ de Roissy.

La réouverture de cette desserte vers la Guadeloupe et la Martinique, début novembre 2011, avait été annoncée par l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy lors d’un voyage en janvier de la même année à l’occasion de la présentation de ses vœux aux outremers.

Cette réouverture d’une desserte depuis Roissy avait été réclamée avec insistance par les professionnels des deux îles pour relancer le tourisme vers leur destination. Le "hub" de Roissy permettant, selon eux, de capter une clientèle plus internationale en facilitant les correspondances. Ces professionnels s’y étaient fortement impliqués en signant "un contrat destination" avec l’État, les collectivités locales et Air France notamment.

Bilan économique décevant

Dans son communiqué, Air France indique qu’ "après plus d’un an et demi d’exploitation, une offre adaptée et un soutien promotionnelle de la Guadeloupe et de la Martinique en Europe, le bilan économique des vols Paris-CDG Antilles ne (lui) permettent pas de poursuivre la desserte des Antilles au départ de l’aéroport de Paris-CDC".

Le faible taux de remplissage 8% entre janvier et octobre 2012 contre les 10% au moins attendus, l’atonie des marchés italiens et espagnols notamment dans un contexte de crise économique et financière n’ont pas permis la poursuite de l’expérience, précise-t-on auprès de la délégation régionale à Fort-de-France.

Selon la compagnie, "cette décision s’inscrit dans le plan général d’Air France-KLM pour restaurer sa rentabilité."