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Air Algérie: l'affrètement, une pratique très encadrée

En cas d'accident, c'est la compagnie qui a vendu les billets, non celle qui a prêté l'avion, qui est responsable.

En cas d'accident, c'est la compagnie qui a vendu les billets, non celle qui a prêté l'avion, qui est responsable. - -

L'avion qui s'est écrasé jeudi au Mali était affrété par Air Algérie, mais c'est la société espagnole Swiftair qui était propriétaire de l'avion. Voici comment fonctionne ce système très réglementé.

54 Français étaient à bord du vol d'Air Algérie qui s'est écrasé jeudi 24 juillet au Mali. Les débris de l'appareil ont été repérés cette nuit dans le nord du Mali. L'appareil appartenait à la compagnie espagnole Swiftair. Il s'agissait d'un vol affrété. Une pratique courante et très encadrée.

Premier cas de figure: les partenariats qui s'inscrivent dans le temps. Air France par exemple, a des accords avec d'autres transporteurs. Ils se prêtent mutuellement leurs appareils. Et pas question de jouer avec la sécurité des passagers: Air France s'assure en permanence que ses exigences internes sont bien appliquées chez ses partenaires.

Un seul interlocuteur pour les familles

Deuxième cas de figure: une compagnie affrète ponctuellement un avion auprès d'un autre transporteur. En clair, elle lui emprunte un avion, et son équipage. Cela ressemble à une location, mais dans ce cas, elle doit s'assurer que l'appareil est en bon état, que le personnel a les bonnes qualifications, et surtout que les grandes visites de contrôle tous les trois ans ont bien eu lieu.

En cas d'accident, dans les deux cas, c'est la responsabilité de la compagnie qui a vendu le billet qui est engagée. Que ce soit son appareil ou celui qu'elle a loué auprès d'une autre compagnie. Les victimes et leur famille n'ont au final qu'un seul interlocuteur.

Mathieu Sevin