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Yahoo qui pleure, Facebook qui rit

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Facebook, rayonne après avoir remporté la bataille de la publicité sur mobile.

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Facebook, rayonne après avoir remporté la bataille de la publicité sur mobile. - GABRIEL BOUYS / AFP

Alors que les résultats de Yahoo ont été plus que décevants, ceux de Facebook ont quasiment doublé. Un véritable pied de nez de Mark Zuckerberg à Marissa Mayer.

En ce début d’année, dans les high-tech, il y a des heureux, et des malheureux. Après les difficultés de Samsung face à Apple, c’est au tour de Yahoo de prendre comme un soufflet les résultats de Facebook.

Mercredi 28 janvier, le réseau social a présenté des chiffres qui donnent le sourire à ses dirigeants et actionnaires. Malgré un léger ralentissement au dernier trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 12,5 milliards de dollars avec une progression de 58%.

Le bénéfice net a doublé pour atteindre 2,9 milliards de dollars. Ce succès repose sur la progression des utilisateurs, mais il couronne aussi le succès de sa stratégie publicitaire.

Facebook gagne la bataille de la mobilité

Le mobile n’est pas pour rien dans cette progression de ses recettes publicitaires. Cette activité particulièrement scrutée par les investisseurs, a grimpé sur les trois derniers mois de l'année à 69%, contre 66% au trimestre précédent.

Quant au nombre des utilisateurs, il progresse doucement. Il a atteint 1,39 milliard fin décembre contre 1,35 milliard au troisième trimestre 2014.

Face à ce succès, les résultats de Yahoo font piètre figure. Malgré une légère hausse de ses bénéfices, le groupe dirigé par Marissa Mayer a vu fondre son chiffre d’affaires de 1,3% pour s’établir à 4,6 milliards sur l’année, soit trois fois moins que Facebook.

Cette comparaison permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées par Yahoo. Elle remet notamment en cause la stratégie d’acquisition qui n’a jusque-là porté aucun fruit. L’année 2015 sera décisive. Yahoo devra démontrer sa capacité à innover et de se construire un avenir face à des géants comme Facebook ou Google. Ce pari est loin d’être gagné.

Pascal Samama, avec AFP