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Vivendi veut devenir "un leader mondial dans les médias"

Vivendi aurait renoncé à se désengager complètement des télécoms

Vivendi aurait renoncé à se désengager complètement des télécoms - -

Le groupe répète vouloir se recentrer sur les contenus, tout en assurant désormais que SFR n'est pas à vendre.

Vivendi a publié mardi 26 février ses résultats 2012. Le communiqué est peu loquace sur la future stratégie du groupe: il assure juste que "la volonté est de se renforcer dans les médias et les contenus, où Vivendi dispose de tous les atouts pour s'affirmer comme un leader mondial".

La stratégie est de "se renforcer dans les médias et les contenus, tout en maximisant la valeur de SFR", a déclaré le président du directoire Jean-François Dubos lors d'une conférence avec les analystes financiers mardi matin.

Concernant SFR, l'objectif est, selon Jean-François Dubos, de "stabiliser les activités et d'investir pour accélérer la croissance. Parallèlement, nous étudions des partenariats stratégiques, comme du partage de réseau ou des partenariats industriels".

SFR ne bradera pas ses prix

"SFR n'est pas à vendre", a déclaré aux agences le directeur financier Philippe Capron. "A ce stade, nous envisageons des partenariats industriels concernant SFR, mais pas des partenariats stratégiques, c'est-à-dire des partenariats impliquant l'actionnariat de SFR", a-t-il précisé aux analystes financiers.

Concernant la guerre des prix dans le téléphone mobile, Philippe Capron a prévenu: "nous avons baissé les tarifs de SFR de manière très ciblée. Nous n'allons pas réduire les prix de toute la gamme. Nous n'allons pas brader la 4G. Nous n'avons jamais été leader dans la baisse des prix, nous n'allons pas commencer maintenant".

Point sur les cessions

En revanche, Vivendi a bien confirmé que ses deux autres actifs télécoms étaient à vendre.
Sur l'opérateur brésilien GVT, Philippe Capron a indiqué qu'"un processus exploratoire était en cours, et aboutira ou pas en fonction du prix. Si nous obtenons un bon prix, nous recommanderons de vendre. Sinon, nous attendrons". Même son de cloche concernant l'opérateur Maroc Telecom: "un processus exploratoire est en cours. Mais nous n'avons reçu aucune offre ferme à ce stade. On verra si le processus aboutit à un bon prix". Philippe Capron a conclu: "nous ne sommes pas pressés de vendre aucun actif. Ce n'est pas dans l'intérêt de nos actionnaires d'expédier les cessions".

La volonté de se recentrer sur les contenus est en ligne avec la stratégie exposée mi-décembre dans Les Echos. En revanche, les déclarations sur SFR semblent indiquer que Vivendi a, pour l'instant, renoncé à vendre son opérateur mobile, et donc à se désengager complètement des télécoms.

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Jamal Henni