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Tim Cook: "Il y a une telle énergie créatrice en France"

Tim Cook effectue sa première visite officielle en France

Tim Cook effectue sa première visite officielle en France - Andrew Burton - AFP

À l'occasion de sa première visite en France, le PDG d'Apple confie au Figaro tout le bien qu'il pense de l'Hexagone. Il évoque aussi le bras de fer avec la Commission européenne au sujet du remboursement à l'Irlande de 13 milliards d'euros d'aides "indues".

Tim Cook poursuit sa visite officielle en France. Après avoir posé ses valises à Marseille, dimanche, il a rejoint Paris lundi où il a notamment rencontré le couturier Julien Fournier ou la très jeune entrepreneure Philippine Dolbeau (17 ans), créatrice de l'application New School.

Au passage, il a donné une interview au Figaro dans laquelle, sans surprise, il dit tout le bien qu'il pense de notre pays.

La France a "une place à part" pour Apple

"La France a toujours eu une place à part pour Apple. C'est le meilleur endroit pour découvrir et discuter avec tous les musiciens, les graphistes, les designers ou les photographes qui utilisent nos produits. Il y a une telle énergie créatrice", affirme-t-il.

Non sans souligner, un peu plus loin, le poids d'Apple dans l'Hexagone, le groupe ayant "contribué à la création de 180.000 emplois en France, dont une majorité dans l'économie des applications".

Interrogé sur l'ouverture d'un Apple Store sur la célèbre avenue parisienne des Champs-Élysées, il répond que "s'agissant de [cet] espace, nous travaillons encore pour savoir ce que nous allons en faire".

"Nous payons plus d'impôts que n'importe quelle entreprise au monde"

Tim Cook est ensuite revenu sur la décision de la Commission européenne de fin août. Cette dernière a exigé qu'Apple rembourse 13 milliards d'euros à l'Irlande d'aides fiscales "indues".

Sur ce point, le PDG d'Apple a maintenu sa principale ligne de défense: "Nous avons toujours voulu payer un impôt juste. C'est évidemment quelque chose de difficile à définir, mais nous payons plus d'impôt que n'importe quelle entreprise au monde", assure Tim Cook.

"Nous ne faisons pas d'évasion fiscale. D'après nous, la loi est claire. Nous devons payer des impôts là où nous créons de la valeur. Or, nous faisons la majorité de notre recherche et développement aux États-Unis et y payons nos impôts", poursuit-il. "En revanche, si nous décidions de rapatrier nos réserves de cash aux États-Unis, nous serions taxés à hauteur de 40%. Nous espérons qu'à un moment donné, une réforme permettra de le faire à un taux plus réduit", conclut-il sur ce point.

Un rebond des smartphones?

Interrogé ensuite sur l'avenir des smartphones, il considère qu'il va prendre le même chemin que celui des PC. "Si vous revenez dans les années 1990 et au début des années 2000, vous verrez que les ventes ont parfois baissé, avant de repartir de plus belle", juge-t-il.

Enfin, Tim Cook a confié avoir deux applications françaises sur son propre smartphone: VizEat, "qui permet de faire des réservations pour déjeuner chez des familles qui cuisinent pour vous (il faut dire qu'il avait déjeuné avec les co-fondateurs de cette appli lundi, ndlr)", ainsi que l'application TV Molotov.

J.M.