BFM Business

Thierry Breton: avec Bull, Atos va faire face "à des enjeux planétaires"

Thierry Breton a affirmé qu'il croit au bien-fondé des OPA amicales.

Thierry Breton a affirmé qu'il croit au bien-fondé des OPA amicales. - -

Le PDG d'Atos était l'invité de BFM Business ce mardi 27 mai. Il est revenu sur l'OPA amicale lancée hier par son entreprise sur Bull.

Atos a annoncé, lundi 26 mai, l'acquisition de Bull, via une OPA amicale. Thierry Breton, le PDG d'Atos et ancien dirigeant de la maison Bull, était l'invité ce mardi 27 mai de BFM Business.

"L'Histoire de l'informatique français est passée pendant un bon moment par Bull. Cela a créé des entreprises comme Gemalto et Oberthur", a-t-il d'abord rappelé. "Et aujourd'hui, Bull a réussi à préserver une expertise exceptionnelle: celle des supercalculateurs".

Et c'est tout là l'intérêt stratégique pour Atos. "Nous sommes le premier hébergeur de données, avec plus de 85 data center dans le monde dont 15 hubs régionaux ou transcontinentaux. Il faut héberger ces données mais nos clients nous demandent désormais, avec le 'Big Data', d'avoir aussi les capacités de calcul pour extraire de ces données l'innovation de demain, la recherche, les produits, les services", a développé Thierry Breton.

"Il fallait absolument que l'on rajoute cette couche de calcul pour nous préparer aux enjeux de demain", conclut-il. D'autant plus que "tous les 18 mois, nous doublons notre historique humanitaire de données", a indiqué Thierry Breton.

Google et Amazon comme concurrents

Avec ce rachat, Atos va ainsi pouvoir faire face "à des enjeux planétaires". "La taille est importante. Nous devons porter sur nos bilans les investissements car dans l'informatique à la demande, c'est-à-dire le cloud, ce sont nos ordinateurs qui vont être mis à la disposition de nos clients" et non l'inverse comme dans le passé, a-t-il poursuivi. "Regardez les Google et Amazon: ils ont aussi leurs propres serveurs et systèmes. Nous devons faire la même chose", a-t-il fait remarqué.

Thierry Breton a estimé que les deux géants précités sont "bien entendus" les concurrents d'Atos. "Avec 10 milliards d'euros de chiffres d'affaires, on commence à être un des tous premiers acteurs mondiaux".

Le PDG d'Atos est également revenu sur le caractère amical de l'OPA sur Bull. "J'ai toujours dit que les OPA sont nettement plus créatrices de valeurs pour les actionnaires, les salariés et les clients quand elles sont amicales".

J.M.