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Thierry Breton: "la sécurité nationale doit être assurée dans le cloud"

Thierry Breton, le PDG d'Atos et ancien ministre de l'Economie, était l'invité de Good Morning Business ce 9 décembre..

Thierry Breton, le PDG d'Atos et ancien ministre de l'Economie, était l'invité de Good Morning Business ce 9 décembre.. - -

L'ancien ministre de l'Economie et actuel patron d'Atos était l'invité de BFM Business, ce lundi 9 décembre. Il s'est voulu rassurant sur la confidentialité du "cloud", auquel s'intéresse de près l'Etat français.

La future loi de programmation militaire pourrait, selon une rumeur persistante, accorder à l’armée les moyens de contrôler le "nuage de données" qu’est le cloud. Et ce quasiment sans avoir besoin d’un prétexte quelconque. Faut-il s’en inquiéter ? Non, selon Thierry Breton, PDG d’Atos et chef de file du Plan "Coud computing".

Invité de BFM Business, lundi 9 décembre, l’ex-ministre de l’Economie a appelé au pragmatisme. Le Cloud "est le quatrième espace dans lequel s’organise l’activité économique, le partage des richesses", selon lui.

"Cet espace informationnel, comme les trois autres –l’espace territorial, l’espace maritime et l’espace aérien- est un espace où la sécurité nationale doit être assurée. Il ne faut pas être naïf ! Cet espace, il faut l’organiser", a-t-il déclaré.

"Le fait de confier ses données à un tiers n'est pas anodin"

"Ne nous offusquons pas si cette loi de programmation militaire doit donner à nos armées les moyens d’exercer les missions de souveraineté que nous leur confions. C’est extrêmement important", a-t-il poursuivi.

Reste à savoir si la confiance des entreprises ne s’en trouvera pas entamée. Là aussi, Thierry Breton s’est voulu rassurant : "nous voulons un espace intracommunautaire pour pouvoir créer cette confiance. 

Il est vrai que pour une entreprise comme pour un particulier, le fait de confier ses données à un tiers n’est pas anodin. Il faut bâtir des éléments de confiance au niveau européen." Même si, a-t-il reconnu, "il y a des données nationales, confidentielles, dont il faut sans doute renforcer la propriété".

Y. D.