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T-Mobile: les investisseurs commencent à douter de Xavier Niel

La part de Xavier Niel dans Free est de moins de 5 milliards d'euros.

La part de Xavier Niel dans Free est de moins de 5 milliards d'euros. - Eric Piermont - AFP

Malgré le rejet de l'offre, Free veut toujours acquérir T-Mobile. Les actionnaires s'inquiètent. Le titre d'Iliad a plongé depuis cet été, Xavier Niel aurait ainsi perdu 3 milliards d'euros en 3 mois.

Xavier Niel ne lâche pas l'affaire sur T-Mobile. A l'occasion de la présentation de ses résultats financiers le 1er septembre, Iliad a confirmé ses ambitions sur le marché américain. Les actionnaires apprécient peu. Ces dernières semaines, le titre s'est effondré. Et Xavier Niel en paye lourdement le prix : 3 milliards d'euros de moins en 3 mois.

Sa part dans Free vaut désormais un peu moins de 5 milliards d'euros. Un phénomène évidemment lié au plongeon du titre Iliad, dont il est l'actionnaire majoritaire: - 40% par rapport à juin dernier.

Un marché inconnu qui fait peur

C'est qu'un certain nombre d'investisseurs goûtent assez peu les ambitions du patron de Free sur le marché américain. Tant qu'il s'agissait de consolider le marché français en rachetant tout ou partie de Bouygues Telecom, tout allait bien. Mais de là à partir à l'aventure sur un marché inconnu, il y a un pas que beaucoup ont très peur de franchir.

Surtout vu les sommes qu'il va falloir engager. La première offre de Free à 15 milliards de dollars a été refusée, et le groupe envisage désormais une augmentation de capital.

Hier, sur BFM Business, le directeur général de Free, Maxime Lombardini, voulait rassurer les actionnaires: "faites-nous confiance, dit-il, on ne va pas mettre l'entreprise en danger". Avant de rappeler les investisseurs un souvenir pas complétement anodin : "quand a annoncé qu'on voulait faire du mobile, on nous a dit vous êtes fous, aujourd'hui on a 9 millions d'abonnés".

Anthony Morel