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Roux de Bézieux (Medef) compare le décret anti-OPA à "la ligne Maginot"

Geoffroy Roux de Bézieux a également jugé qu"il n'y a pas de chiffre magique" sur le nombre d'opérateurs télécom en France.

Geoffroy Roux de Bézieux a également jugé qu"il n'y a pas de chiffre magique" sur le nombre d'opérateurs télécom en France. - -

Le vice-président du Medef est revenu, ce dimanche 18 mai sur Europe 1, sur le dossier Alstom. Il a estimé que le décret pris par le gouvernement pour élargir les secteurs protégés de l'économie est "une mauvaise réponse à un vrai problème".

Sans surprise, Geoffroy Roux de Bézieux, désapprouve le décret anti-OPA du gouvernement. Ce décret a permis d'élargir les secteurs sur lequel le gouvernement a un droit d'un regard en cas d'un rachat par un groupe étranger d'une société tricolore. L'énergie et les transports ont été intégrés alors que le groupe Alstom, présent sur ces deux secteurs, doit choisir entre Siemens et General Electric pour vendre sa branche énergie.

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef et PDG de Virgin Mobile, ce décret est "une mauvaise réponse à un vrai problème". "Le côté ligne Maginot, l'histoire montre que cela ne marche pas", a-t-il ajouté, ce dimanche 18 mai sur Europe 1.

"Pas de chiffre magique" sur le nombre d'opérateurs télécoms

"Le vrai problème, c'est pourquoi ce ne n'est pas Alstom qui rachète Siemens ou qui rachète General Electric, pourquoi est-ce qu'on est devenu un pays de proies et pas un pays de prédateurs ?", a-t-il affirmé. "Le problème, c'est l'attractivité de la France", a-t-il ajouté.La stratégie du gouvernement "n'est absolument pas la bonne", a insisté le vice-président du Medef.

Interrogé sur la consolidation dans les télécoms et sur le rôle de l'Etat, le PDG de Virgin Mobile considère qu'il n'y a "pas de chiffre magique" du nombre d'opérateurs. Mais "on était arrivé à un moment où la pression sur les prix était trop forte pour pouvoir investir", a-t-il estimé.

Le ministre de l'Economie, "Arnaud Montebourg, là-dessus il est commentateur. En réalité, ce sont les décisions des chefs d'entreprises et des actionnaires, et c'est de la rationalité économique", a-t-il dit.

J.M. avec AFP