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Rakuten mise 300 millions de dollars sur un concurrent d’Uber

Hiroshi "Mickey" Mikitani, fondateur et PDG de Rakuten, "l'économie du partage va radicalement transformer le secteur des services, au bénéfice de la société".

Hiroshi "Mickey" Mikitani, fondateur et PDG de Rakuten, "l'économie du partage va radicalement transformer le secteur des services, au bénéfice de la société". - Scott Olson (Getty Images/AFP)

Le géant japonais vient de prendre 11,9% du capital de Lyft, un service californien de VTC. Pour Hiroshi Mikitani, dirigeant de Rakuten, l’avenir repose sur l’économie du partage.

Le groupe japonais de commerce en ligne Rakuten a annoncé jeudi un investissement de 300 millions de dollars (284 millions d'euros) dans Lyft, prenant ainsi une part de 11,9% dans ce service américain de voiture avec chauffeur (VTC).

Hiroshi "Mickey" Mikitani, fondateur et PDG de l'entreprise nipponne, a souligné dans un communiqué l'extraordinaire potentiel de "l'économie du partage" qui va, selon lui, "radicalement transformer le secteur des services, au bénéfice de la société". Selon lui, ces entreprises "détiennent la clé du futur".

Par cette opération, qui s'inscrit dans le cadre d'une levée de fonds de 530 millions de dollars, Rakuten entend donner à la société basée à San Francisco "les moyens de son développement, à la fois aux États-Unis et à l'étranger", et se veut "à l'avant-garde dans l'industrie en pleine expansion du covoiturage".

Entre Uber et Lyft, c'est la guerre des prix

À l'image du géant Uber, Lyft propose une application mobile de location de voiture avec chauffeur, pensée comme une alternative aux taxis traditionnels.

Elle se sert de la géolocalisation pour mettre l'utilisateur en contact avec un véhicule se trouvant aux environs. Lyft encaissent une commission sur le prix de la course.

Lyft a décidé de lancer un tarif promotionnel de 2,25 dollars pour les trajets à San Francisco réalisé avec son service Line qui est équivalent d’UberPop en faisant un mixe entre le VTC et le covoiturage.

Ce montant n’a évidemment pas été choisi au hasard. Il correspond au prix d’un ticket de bus, mais vise particulièrement le modèle d’Uber.

Par ailleurs, Lyft noue des contrats avec les aéroports américains. A Austin (Texas), c’est le seul VTCiste à pouvoir charger des clients dans l’Austin-Bergstrom International Airport. Pour obtenir ce contrat pilote d’un an signé le 6 mars, Lyft s’est engagé à verser à 10% des revenus réalisés depuis l'aéroport texan.

Actuellement, Lyft est valorisé à 2 milliards de dollars. La valorisation d'Uber a elle dépassé les 40 milliards.

Pascal Samama avec AFP