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Quand Orange fait un appel du pied à Vivendi

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Pour Stéphane Richard, Orange a "plein de choses à échanger" avec Vivendi dans les contenus. Le PDG de l'opérateur met de côté les visées du groupe de médias en Italie, où Orange n'a pas sa place, a-t-il déclaré à La Tribune.

Orange affiche sa grande bienveillance vis-à-vis de Vivendi. L'opérateur, selon Stéphane Richard, "a plein de choses à échanger avec Vivendi parce qu'ils sont dans les contenus, et que nous, nous sommes des distributeurs". Dans un entretien à latribune.fr, il réaffirme qu'il y a "un dialogue permanent entre nous, et notamment avec Canal+. On a aussi effectivement des terrains géographiques communs. Il y a la France, la Pologne et l'Afrique".

Toutefois, il dément par avance toute velléité de l'opérateur de sceller une grande alliance stratégique avec le groupe de médias: "Ceci dit, nos relations avec Vivendi peuvent-elles déboucher sur quelque chose de plus ambitieux? Il n'en est pas question pour l'instant. Mais il y a une forme d'intérêt réciproque à plutôt intensifier nos relations".

Ses "terrains de jeu": l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient

Stéphane Richard met aussi un terme aux spéculations qui transformaient la montée au capital de Vivendi dans l'opérateur Telecom Italia en une opération dans laquelle Orange aurait pu s'immiscer pour entrer dans la péninsule. "Je mets totalement de côté le dossier Telecom Italia: c'est un projet de Vivendi dans lequel nous n'avons pas notre place. Nous n'avons aucune discussion à ce sujet" a déclaré le PDG d'Orange.

Revenant sur sa politique de croissance externe, Stéphane Richard a commenté: "Nous avons deux terrains de jeu: l'Europe et l'Afrique-Moyen Orient. Ces deux théâtres d'opérations sont nos priorités stratégiques. Nous sommes toujours attentifs aux opportunités qui peuvent se présenter à nous". Il précise cependant que le capital très dispersé d'Orange amène l'opérateur à examiner toute opération de rachat avec la plus extrême prudence: "Il faut savoir que pour nos actionnaires et nos investisseurs, c'est une thématique dont ils se méfient beaucoup. Nous sommes donc très prudents sur ces sujets".

F.Bergé