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Quand Morgan Stanley enterre Tinder

La version payante de Tinder pourrait provoquer le désintérêt d'une partie de ses utilisateurs.

La version payante de Tinder pourrait provoquer le désintérêt d'une partie de ses utilisateurs. - Capture d'écran - Tinder

Alors que l’application de rencontres en ligne veut monétiser son succès, beaucoup doutent de cette stratégie. Parmi eux, les analystes de la banque américaine Morgan Stanley, qui estiment que la version payante ne fera pas recette.

L’une des applications les plus populaires survivra-t-elle à sa monétisation? Après avoir fait son trou dans l’univers du "dating", Tinder s’apprête en effet à devenir en partie payant. Un nouveau service est même déjà testé aux Etats-Unis ou en Angleterre, et baptisé "Tinder Plus". Il permet notamment d’annuler un "swipe" - une manipulation permettant de faire le tri entre les prétendants – ou de rechercher un partenaire dans une zone géographique éloignée.

Avec, pour conséquence, la restriction des fonctionnalités de la version gratuite de Tinder, avec notamment un nombre de "swipes" limités par jour. Au-delà d’un certain nombre, il faudrait ainsi attendre 24 heures, ou consentir à payer.

Les jeunes ne veulent pas payer

Mais beaucoup doutent de cette stratégie, à l’instar des analystes de Morgan Stanley. Dans une récente note, ces derniers assurent qu’un "très petit pourcentage de célibataires manifestent un intérêt pour les rencontres en ligne payantes". Et pour cause: beaucoup d’utilisateurs sont des jeunes -hommes et femmes- qui traditionnellement rechignent à dépenser de l’argent pour faire des rencontres.

Une tendance confortée par les commentaires acerbes d’une grande partie des utilisateurs. Comme le relève le Journal du Net, la nouvelle application est actuellement notée à hauteur de 1,5 étoile sur 5, sur la version anglaise de l’App Store. Avec cette nouvelle stratégie, Tinder pourrait ainsi manquer sa rencontre la plus importante avec son public. Et finir dans les oubliettes de l'histoire.

Y.D.