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Pourquoi l'Arcep a voulu organiser rapidement les enchères sur la 5G

Sébastien Soriano, le président du gendarme des télécoms, était invité sur le plateau de Good Morning Business. Il est revenu sur les enchères de la 5G qui auront lieu en septembre malgré les contestations de Bouygues Télécom qui souhaitait ralentir le rythme du déploiement.

Fallait-il patienter avant de relancer les enchères sur la 5G ? Prévues en avril, elles auront finalement lieu en septembre prochain. Une décision actée par les opérateurs bien que Bouygues Télécom ait tenté de reporter les délais. 

Invité ce mardi sur le plateau de Good Morning Business, le président de l'Arcep - le gendarme des télécoms - a justifié son choix d'organiser rapidement l'événement. "Pourquoi est-ce qu'on ne l'aurait pas maintenu?" s'interroge Sébastien Soriano. "C'est cela la question. On aurait pu ne pas le maintenir si le politique nous avait dit : 'écoutez, franchement, ce n'est pas la priorité du pays'. Cela aurait été une première possibilité".

"Deuxième hypothèse", poursuit-il, "cela aurait été un secteur des télécoms très fragilisé par la crise. Ce n'est pas le cas, le secteur des télécoms fonctionne avec des abonnements qui rentrent. Donc, il n'y avait pas de raisons évidentes à ce retard" des enchères.

"Je pense qu'il faut dézoomer un peu" juge le président de l'Arcep. "Oui, ils ont pris des postures (…) cela fait partie du jeu. Mais à un moment, ils ont pris une posture par rapport à des arbitrages réglementaires. Mais vous allez voir que maintenant que ces arbitrages ont été rendus, (…) je suis très confiant sur le fait que tous les opérateurs vont participer aux enchères" et "qu'aucun opérateur ne sera absent durablement de la 5G."

Et de marteler: "Il y a eu des positions de principe qui ont été prises à un moment, maintenant je pense qu'il va y avoir un réalisme des déploiements, un réalisme commercial qui va reprendre ses droits."

Thomas Leroy