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Pour Atos, l'après-crise du coronavirus est une formidable opportunité de croissance

Entre l'accroissement du télétravail et les besoins en digitalisation, le groupe informatique français a publié de bons résultats au premier semestre. Surtout, l'après-crise offre à Atos d'excellentes opportunités.

La crise du coronavirus a été redoutable pour de nombreuses entreprises. Mais pour Atos, le confinement a été un très bon levier de croissance au premier semestre avec "une activité commerciale qui n'a jamais été aussi bonne" témoigne Elie Girard, le directeur général du groupe informatique français.

Les ventes n'ont baissé que de 2,8% sur les six premiers mois de l'année tandis que le bénéfice net a quasiment doublé (329 millions d'euros, contre 180 millions d'euros l'an passé à la même époque) grâce à une plus-value nette avant impôt de 120 millions d'euros, liée à la cession en février 2020 d'actions de Worldline, son ex-filiale de services de paiements.

Le levier du télétravail

En réalité, Atos n'a pas chômé ces derniers mois et cela va se poursuivre.

"Il y a des demandes de digitalisation, et de transformation digitales (…) qui sont très impressionnantes" résume Elie Girard. "Ce qui a été fait pendant la crise pour beaucoup d'entreprises, y compris des très grandes, a été fait parfois un peu rapidement et maintenant (…) on passe sur des solutions permanentes, structurelles."

C'est notamment le développement du télétravail qui exige ces transformations. On estimait que cela représentait "entre 10 et 20%" des salariés avant la crise. "On va passer au-dessus de 40% dans l'après-crise" c'est-à-dire vers 2021, assure le patron d'Atos. Rendre le télétravail opérationnel, donc, mais aussi plus sûr puisque les postes personnels des salariés sont plus exposés aux cyber-attaques.

Deux acquisitions 

Enfin, la décarbonation des entreprises, par plus de digitalisation, va aussi connaître une véritable explosion. Atos va d'ailleurs acquérir EcoAct, une société de conseil en réduction d'empreinte carbone qui compte 150 salariés. Il rachète également au groupe Econocom la société digital.security, une entreprise de près de 29 millions d'euros de chiffre d'affaires et 250 consultants, très active notamment dans la sécurité des objets connectés.

Thomas Leroy