BFM Business

Loïc Le Meur (LeWeb): "la France, ça marche"

Loïc Le Meur trouve "courageux" qu'Arnaud Montebourg vienne à son salon

Loïc Le Meur trouve "courageux" qu'Arnaud Montebourg vienne à son salon - -

L'organisateur du salon LeWeb, qui ouvre ce mardi 10 décembre, juge les talents français "extraordinaires", mais qu'il reste plus facile de lever de l'argent dans la Silicon Valley.

Ce mardi 10 décembre s'ouvre la dixième édition du salon LeWeb. Et jeudi, deux ministres feront le déplacement jusqu'aux docks de Saint Denis: celui du redressement productif, Arnaud Montebour,g et sa ministre déléguée au numérique,Fleur Pellerin.

"L'équipe de Montebourg a demandé à ce qu’il intervienne. J'ai un peu hésité, car ce n'est pas forcément la bonne audience pour ça. Le dernier politique qui est venu, c'était Sarkozy", a expliqué, lundi 9 décembre, sur BFM Business le co-fondateur du salon Loïc Le Meur.

"Mais Montebourg est courageux, car l'audience est très entrepreneuriale et axée sur la réussite financière. Il a accepté de parler en anglais, dans un format de débat avec des investisseurs de la Silicon Valley", a ajouté Loïc Le Meur, qui promet qu'on reparlera de la polémique sur la vente avortée de DailyMotion.

Pourquoi Facebook est dans la Silicon Valley

Invité d'Hedwige Chevrillon, le serial entrepreneur a comparé l'univers des start ups en France et en Californie. "L'image de la France est excellente, les gens adorent la France. Ca marche en France. On y arrive. Les talents sont extraordinaires. Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon, Marc Simoncini... font des choses extraordinaires sans quitter la France", a-t-il assuré.

"Mais en France, toute la chaine est plus lente. Vous pouvez réussir, mais c’est plus diffcile de faire un Facebook, un Google, un Twitter. Et ce n'est pas pas un hasard s’ils sont tous dans la Silicon Valley..."

Explication: "ce qui est différent, c’est la vitesse à laquelle on peut lever des fonds, et la vitesse à laquelle on peut les monétiser, en vendant ou en allant en bourse". En outre, "ce n'est pas la même valorisation. En France, il n'y a pas d’offres à 3 milliards".

Seul regret de l'organisateur: il n'y a pas assez de femmes parmi ses orateurs, comme dans la high tech en général. "Je ne crois pas que ce soit du sexisme, mais je ne suis pas persuadé qu’elles s’intéressent autant à la technologie", explique-t-il.

Jamal Henni