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Les One Tuesday veulent ressusciter les First Tuesdays

La première édition s'est tenue mardi 9 juillet au pavillon Vendôme, près de l'Opéra, à Paris

La première édition s'est tenue mardi 9 juillet au pavillon Vendôme, près de l'Opéra, à Paris - -

Ces soirées de rencontres entre entrepreneurs et investisseurs avaient connu leur heure de gloire durant la bulle internet de 2000. L'entrepreneur Rasmus Michau tente de les relancer.

Les vétérans qui ont connu la bulle internet de 2000 se souviennent avec nostalgie des 'First Tuesdays', ces soirées de rencontres professionnelles entre start-upers et investisseurs.

Elles se tenaient, comme leur nom l'indique, le premier mardi de chaque mois. Elles ont été inventées à Londres à l'automne 1998, puis ont essaimé dans diverses villes, dont Paris, où elles ont eu lieu de septembre 1999 à juin 2001. Au plus haut de la bulle, en mai 2000, la soirée parisienne avait attiré plus de 1.300 personnes.

Le concept avait ensuite décliné après l'éclatement de la bulle. Et aujourd'hui, le site www.firsttuesday.com appartient à une société sud africaine.

Guest star

Mais Rasmus Michau n'a pas oublié. "Je trouvais super les 'First Tuesdays', et ça me manquait", dit cet entrepreneur, qui a créé des start up à la fois durant la bulle de 2000 (l'éphémère site de mode Zchic.com) et plus récemment (l'application de rencontres amicales BonjourBonjour).

Ce franco-danois vient donc de lancer les 'One Tuesday', résurrection des 'First Tuesdays'. La première édition s'est tenue mardi 9 juillet, au pavillon Vendôme, près de l'Opéra.

Les entrepreneurs devaient payer l'entrée 30 euros, et les investisseurs 90 euros. Comme lors des 'First Tuesdays', chaque participant était identifié par un badge de couleur: vert pour les entrepreneurs, rouge pour les investisseurs, et jaunes pour les journalistes. Comme en 2000, un guest star a fait une courte présentation: en l'occurrence, Andreas Schlenker, associé du fonds Partech, qui a comparé les avantages de Paris et Berlin pour lancer sa start up: "à Berlin, il y a moins de charges sociales, et les loyers sont moins chers. Mais au final, Paris est mieux: il y a plus d'investisseurs, vous avez de belles écoles et de belles start-up".

Figure des nuits parisiennes

La prochaine soirée est prévue pour le mardi 3 septembre. "En cas de succès, le projet serait de décliner le concept dans d’autres capitales européennes", espère Nicolas Saltiel, en charge des opérations événementielles de Moma Group, la société qui co-organise la soirée et possède le pavillon Vendôme.

En attendant, l'objectif est de trouver des sponsors -une poignée avait signé pour la première édition, comme Samsung ou le Camping.

Rasmus Michau a aussi convaincu quelques unes de ses relations de parrainer l'évènement, comme les publicitaires Fred et Farid, ou l'entrepreneur Tariq Krim (Netvibes). Mais notre homme est aussi actif dans l'événementiel, via son agence Hmm, avec laquelle il a lancé plusieurs soirées parisiennes: les soirées Bonheur aux jardins de Bagatelle, puis le Cirque Bonheur au 1515 rue Marbeuf. "J'ai donc un petit savoir faire dans la mise en relation, ironise-t-il. Et pas mal de fêtards que j'ai rencontré dans les nuits parisiennes sont devenus entrepreneurs".

Mardi soir, un entrepreneur faisait d'ailleurs semblant de ne pas avoir compris le concept, et demandait, faussement candide: "je n'ai toujours pas compris quelles est la couleur du badge des célibataires..."

J. H.