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Les JO de Rio, une vitrine rêvée pour ces start-up françaises

Les liens tissés grâce à cette visibilité nouvelle au moment des JO ont eu un effet boule de neige pour Vogo Sport

Les liens tissés grâce à cette visibilité nouvelle au moment des JO ont eu un effet boule de neige pour Vogo Sport - Vogo Sport

Plusieurs "jeunes pousses" françaises ont fait le déplacement jusqu’à Rio à l’occasion des Jeux. Présentes au sein de l'espace Club France, elles ont gagné en notoriété et noué de précieux contacts.

Les Français ne sont se pas contenté de ramener 42 médailles des Jeux olympiques de Rio. Ils ont aussi déniché parfois… des opportunités de business ! À l’image de Barbara Desmarest, Directrice commerciale de la start up VOGO Sport qui édite une application permettant de visionner en temps réel ce que filment les caméras lorsque l’on assiste à un événement sportif. De quoi ne rien rater de ce qu’il se passe de l’autre côté du terrain ou de la piste. Présente sur le stand du Club France pendant les Jeux, la responsable de la jeune pousse raconte : "Ce déplacement nous a permis d’étudier l’organisation d’un événement multisites et multi-activités. Cela a été bénéfique pour la visibilité, la notoriété, mais aussi pour le réseau. Nous avons rencontré pas mal de fédérations à qui proposer notre application".

Le Club France était en effet visité par des professionnels de nombreuses disciplines et nationalités. Une opportunité pour les entrepreneurs présents de présenter leurs projets à des publics différents de ceux qu’ils rencontrent habituellement.

Créé au printemps la start up d’animation lumineuse participative Yppa! était aussi représentée à Rio. François Decock, son Directeur général témoigne: "Nous avons rencontré des représentants de fédérations. Des rendez-vous auxquels nous ne nous attendions absolument pas, avec des responsables qui se sont montrés intéressés par nos solutions. Je pense notamment à la Fédération Française de lutte et à l’organisateur de la Coupe du Monde de handball qui aura lieu à Rouen en janvier 2017".

Nouer des contacts dans le sport professionnel

"Cette présence aux Jeux a été une formidable opportunité pour nouer des contacts dans le monde du sport professionnel", confirme Quentin Auberger, Directeur Royaume Uni de Sport Heroes, une start up française implantée à Paris, Londres et Sydney. Elle édite une plateforme de récompenses des sportifs en faisant le lien entre leurs performances sportives enregistrées par tracking et des marques.

Certaines rencontres pourraient même s’avérer déterminantes: "Nous discutons actuellement avec l’Adjoint au sport de la Mairie de Paris, rencontré au Brésil. Cela devrait aboutir", se réjouit Quentin Auberger. Les Jeux ont aussi été l’occasion pour la start up d’organiser une course connectée pour le compte de l’antenne brésilienne de l’Unicef. Grâce à une plateforme les participants peuvent enregistrer les kilomètres parcourus où qu’ils se trouvent dans le monde et contribuer à lever des fonds auprès des marques partenaires à destination des enfants brésiliens. 22.000 participants s’y sont inscrits. "C’était aussi l’opportunité de présenter le concept à des Brésiliens, une audience que nous touchions pour la première fois", témoigne ce responsable de Sport Heroes.

Des premiers résultats concrets dès le moins de septmbre

Les liens tissés grâce à cette visibilité nouvelle ont eu un effet boule de neige pour Vogo Sport. "En lisant un article publié au moment des Jeux, l’organisateur du Paris Drone Festival a eu envie d’en savoir plus sur nos activités", relate Barbara Desmarest. Rendez-vous est pris et c’est ainsi que le 4 septembre, la start-up a pu démontrer son savoir-faire lors de ce festival de drones qui se tenait sur les Champs Elysées.

"La prochaine étape serait d’installer Vogo Sport sur les prochains JO", lance la jeune femme. Et cela semble en bonne voie: "Nous sommes déjà en contact avec des personnes chargées de l’organisation des Jeux de Tokyo", confie-t-elle. Les étapes à franchir et les décideurs à convaincre sont nombreux, mais l’expérience de Rio a donné de l’espoir.

Adeline Raynal