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Les chiffres impressionnants de Facebook, Messenger et WhatsApp pendant le confinement

Le vice-président de Facebook pour la France et l'Europe du sud Laurent Solly était invité sur BFM Business. L'occasion pour lui de revenir sur les chiffres des utilisateurs dans le monde, qui ont bondi en trois mois.

Facebook et ses applications ont réalisé un carton plein au premier trimestre de l'année 2020. Si les résultats publicitaires se sont effondrés depuis le début de la crise, dans le sillage des annulations massives de campagnes de la part des annonceurs, le nombre d'utilisateurs des différents services est en large augmentation.

"Au début du mois d'avril, sur l'ensemble de nos applications – Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp – nous avons atteint le chiffre de 3 milliards d'utilisateurs mensuels" commente ce jeudi sur BFM Business Laurent Solly, vice-président pour la France et l'Europe du sud de Facebook.

"C'est une hausse de +11%. Facebook seul, au cours du premier trimestre a vu le nombre d'utilisateurs atteindre 2,6 milliards, en hausse de 10%. Et on a bien senti, notamment la deuxième partie du premier trimestre, une hausse très forte de la consommation" explique-t-il.

Du côté des visioconférences utilisées dans le cadre du télétravail, ce sont plutôt les concurrents Zoom ou Teams qui semblent avoir pris l'avantage. "D'autres applications se développent bien", reconnaît Laurent Solly qui souligne néanmoins qu'il y a "aujourd'hui, par jour, 700 millions de video calls sur Messenger et WhatsApp."

Résultats aussi en hausse

"On a aussi apporté des innovations" poursuit le patron. "On a annoncé, il y a une semaine, le lancement de Rooms dans Messenger qui permet de créer des videos calls groupés, facilités pour 50 personnes. Donc on essaye de répondre aux besoins, d'améliorer très vite les produits."

Le groupe a présenté de très bons résultats pour le premier trimestre. De janvier à mars, Facebook a réalisé 17,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires, en hausse de 18% sur un an, pour près de 5 milliards de bénéfice net. En revanche, le mois de mars a vu une chute brutale de la demande des annonceurs provoquant une baisse du tarif moyen des publicités de 16% sur tout le trimestre.

Thomas Leroy