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Les ados américains délaissent Facebook pour Instagram et Snapchat

Dans une étude publiée ce mardi 22 août, eMarketer révèle que Facebook ne séduit plus vraiment les 12-17 ans américains, qui trouvent avec Instagram et Snapchat des réseaux sociaux plus adaptés à leur génération.

Lancé en 2004, le réseau social Facebook serait devenu un peu trop "old school" pour les adolescents américains qui le délaissent au profit de plateformes plus jeunes. C’est ce que révèle une étude de eMarketer selon laquelle les 12-17 ans seraient moins nombreux à utiliser Facebook cette année.

Le cabinet estime cette baisse à 3,4% et indique que pour les 18-24 ans, pas de chute, mais une progression plus lente qu’auparavant. "Pour ces jeunes, Instagram et Snapchat sont des réseaux sociaux plus adaptés à leur génération", explique Oscar Orozco, analyste chez eMarketer qui précise aussi sur le blog du cabinet que ceux qui restent sur Facebook "se connectent moins souvent et y passent moins de temps".

Progression de la part de Snapchat

Le groupe de Mark Zuckerberg a senti le vent tourner et s’est adapté en faisant notamment l’acquisition d’Instagram en 2012. Aux États-Unis, le nombre d'utilisateurs actifs mensuels est attendu en hausse de 23,8% en 2017, soit un taux plus élevé que prévu précédemment, à 85,5 millions. "Le réseau social élargira sa base d'utilisateurs parmi les moins de 12 ans de 19% et ceux de 12 à 17 ans de 8,8%", précise eMarketer.

Reste que, selon l'étude, les adolescents américains semblent privilégier Snapchat qui dans le monde réunit déjà 166 millions d’utilisateurs actifs. La tendance est telle que le cabinet a revu à la hausse ses prévisions et estime que la croissance moyenne pourrait atteindre 25,8%, soit 79,2 millions de nouveaux utilisateurs américains pour 2017 chez les 12-17 ans. Dans la tranche d’âge supérieure (18-24 ans), la hausse ne sera pas si forte, mais elle devrait tout de même atteindre 19,2% cette année. "En conséquence, la part de Snapchat dans les utilisateurs des réseaux sociaux américains passera à 40,8%", indique eMarketer.

Le réseau social doit désormais trouver un moyen de séduire les investisseurs pour faire remonter une action qui a chuté depuis son introduction au printemps dernier en passant de 17 à 13 dollars.

Pascal Samama