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Le danois Bang & Olufsen prêt à passer sous pavillon chinois

Face aux géants asiatiques, le fleuron danois de l'audiovisuel presque centenaire cherche un nouvel avenir.

Face aux géants asiatiques, le fleuron danois de l'audiovisuel presque centenaire cherche un nouvel avenir. - Bang & Olufsen

"Le fabricant danois de matériel hi-fi haut de gamme est en négociation pour entrer dans le giron du groupe chinois Sparkle Roll, un distributeur spécialisé dans les produits de luxe."

Quelques mois après avoir fêté son 90ème anniversaire, Bang & Olufsen s'apprête à entrer dans une nouvelle ère de son histoire. Cette marque mythique du savoir-faire scandinave en matière de high-tech devrait en effet passer sous pavillon chinois. Bloomberg a été le premier à révéler que des négociations étaient en cours avec Sparkle Roll, une chaîne de distribution spécialisée dans le luxe. Dans son catalogue, on trouve aussi bien des voitures très haut de gamme (Rolls Royce, Bentley…), des accessoires haut de gamme (montres ou bijoux), des cigares et du vin. Sparkle Roll distribue les produits B&O en Chine depuis 2012.

Le candidat à la reprise de cette société danoise a néanmoins fait savoir que quelques points restaient encore à résoudre. Dans un communiqué, Sparkle Roll indique que le prix doit être "raisonnable pour permettre de réaliser les investissements nécessaires pour assurer l’avenir de B&O".

Le coréen LG fabrique déjà les TV B&O

Le groupe chinois ne donne aucune précision sur le montant de l'éventuelle transaction ni sur le montage financier de cette opération. Bloomberg souligne en effet que Sparkle Roll vaut deux fois moins que Bang & Olufsen qui est estimée à 3 milliards de couronnes (407 millions d'euros).

Le groupe danois subit de plein fouet la concurrence mondiale dans les équipements audiovisuels haut de gamme. Pour réduire ses coûts, il avait annoncé la semaine dernière que la fabrication de ses téléviseurs serait confiée à LG. Les conditions financières de cet accord n’ont pas été révélées. Seule certitude: B&O est un nain par rapport au géant coréen. Il produit chaque année 30.000 téléviseurs quand il en sort 40 millions des usines LG. Face à de tels mastodontes, difficile pour B&O de rester rentable.

Lors de l'annonce de ce partenariat, Tue Mantoni, PDG du fabricant danois, indiquait que l’opération visait à renforcer "considérablement les chances de Bang & Olufsen de survivre en tant qu'entreprise indépendante". Il était peut-être allé vite en besogne.

Pascal Samama