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Le casse-tête fiscal d'Apple

Apple ne veut pas payer d'impôt aux Etats-Unis

Apple ne veut pas payer d'impôt aux Etats-Unis - -

L'assemblée générale d'Apple va se dérouler ce mercredi 27 février aux Etats-Unis. Le groupe qui dispose d'un gigantesque trésor de guerre va-t-il enfin se décider à le partager avec ses actionnaires ? La réponse est en grande partie fiscale.

C'est un problème que beaucoup d'entreprises rêveraient d'avoir : que faire avec 137 milliards de dollars ? Avec son trésor de guerre supérieur au PIB du Maroc, Apple pourrait tranquillement racheter Facebook. Et avec la monnaie qui reste, se payer Boeing si l'envie lui en prenait.

Mais son patron, Tim Cook, a plutôt une gestion à la Picsou : continuer à amasser une montagne d'or dans un coffre fort fermé à clé.

Actionnaires mécontents

L'explication est principalement fiscale : plus des deux tiers du magot se trouvent à l'étranger, éparpillés dans des filiales où le groupe paie un impôt sur les sociétés quasi inexistant : environ 2% contre 35 aux Etats-Unis.

Si Apple se décidait à rapatrier son cash, pour faire une grosse acquisition par exemple, cela lui coûterait donc extrêmement cher en taxes. On comprend mieux la pingrerie apparente d'Apple, qui dit dépenser "son argent comme s'il s'agissait de ses derniers centimes". De quoi faire enrager certains actionnaires, furieux de voir une entreprise si florissante être si peu partageuse.

Antony Morel