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La Chine se lance dans la bataille des GPS

Ne plus dépendre des satellites américains pour le GPS, voilà l'objectif clairement affiché par la Chine.

Ne plus dépendre des satellites américains pour le GPS, voilà l'objectif clairement affiché par la Chine. - -

Le positionnement satellitaire par GPS est une technologie complexe mais convoitée. Et les pays sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir dépendre du système américain. Dernier venu : la Chine.

Avec Beidou, son propre système de navigation par satellite, Pekin concurrence le GPS américain. Un domaine qui devient de plus en plus stratégique.

Il y a trente ans les grandes puissances étaient celles capables d'envoyer l'homme dans l'espace. Aujourd'hui, la différence se fait à travers ces technologies de positionnement, qui sont coûteuses et extrêmement complexes.

C'est donc une démonstration de force que tente de faire Pékin à travers Beidou, et ses 16 satellites, 40 de plus d'ici 2020, ce qui donnerait au pays une couverture mondiale. L'objectif, c'est de ne plus être dépendant du GPS américain.

Enjeu de prestige et enjeu économique

Et les Chinois ne sont pas les seuls dans ce cas. Moscou a son propre système de positionnement, baptisé GLONASS. L’Union Européenne a Galileo, qui a fait ses grands débuts l'an dernier avec le lancement de ses deux premiers satellites de navigation. Depuis, deux autres ont été mis en orbite, avec un objectif de 30 satellites à long terme.

Les systèmes de positionnement sont à la fois un enjeu de prestige et un enjeu économique. Tout le monde veut sa part du gâteau sur un marché de la navigation satellitaire, qui pourrait représenter 500 milliards de dollars en 2020.

A terme, on peut imaginer des applications commerciales : des données de positionnement très fines vendues aux groupes pétroliers pour leurs activités de forage par exemple.

Anthony Morel