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Geneviève Fioraso: "la France réapprend à aimer son industrie"

Geneviève Fioraso a défendu le Crédit impôt recherche, au micro de BFM Business.

Geneviève Fioraso a défendu le Crédit impôt recherche, au micro de BFM Business. - -

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche était l'invitée de BFM Business,ce mercredi 4 septembre. Elle a notamment évoqué la nouvelle version du Crédit impôt recherche, et réagi au mauvais classement de la France en termes de compétitivité.

Après la publication du classement du forum économique de Davos, jugeant la compétitivité de chaque pays et dans lequel la France recule de deux places, l'une des premières réactions gouvernementales est venue de Geneviève Fioraso.

Invitée de BFM Business, ce mercredi 4 septembre, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a temporisé. Selon elle, la France est en fait aussi compétitive qu'avant, car "les pays émergents montent, et nous allons moins vite qu’eux".

"Sur la puissance industrielle, on le sait, l’Allemagne (4ème) a un appareil productif qu’elle a su conserver. L'Allemagne aime son industrie. En France, on est en train de réapprendre à aimer notre industrie, dans laquelle on a perdu 750.000 emplois ces 10 dernières années. Nous devons reconquérir cela, avec des technologies nouvelles, et la recherche a tout son rôle à jouer", a-t-elle ajouté.

La simplification dans l'enseignement est en marche

La ministre a ensuite vanté les mérites du Crédit impôt recherche (CIR), qui devrait être modifié lors de la prochaine loi de finances.

"Le Crédit impôt recherche, en France, est tout de même le plus intéressant du monde", a-t-elle fait valoir. "Nous y avons ajouté un petit volet innovation, et avons fait en sorte qu’il bénéficie davantage aux PMI-PME ainsi qu’aux entreprises de taille intermédiaire, car il bénéficiait principalement aux grands groupes dans sa première mouture".

Autre point évoqué, la simplification administrative au sein de l'enseignement supérieur, voulue par François Hollande. D'après Geneviève Fioraso, le travail commence à porter ses fruits: "nous avons réussi à réduire le nombre de licences générales, qui étaient de 1.700, à 40. En ce qui concerne les licences professionnelles, on est en train de faire le travail avec les organisations de salariés et les organisations patronales. Enfin, pour les master, nous voulons réduire leur nombre de 11.000 à 400", a-t-elle conclu.

Y. D.