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Free confirme négocier avec Bouygues Telecom le rachat de son réseau

Bouygues Telecom espère conclure avec Free pour solidifier son offre sur SFR

Bouygues Telecom espère conclure avec Free pour solidifier son offre sur SFR - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Dans une interview au JDD de ce 9 mars, le Pdg de Bouygues Telecom a annoncé l'ouverture de négociations exclusives avec Free pour lui céder son réseau afin de faciliter le rachat de SFR. Iliad, la maison-mère de Free a confirmé ces négociations ce dimanche midi.

Le groupe Iliad, la maison mère de Free, a confirmé dans un communiqué, ce dimanche 9 mars, avoir signé un accord de négociations exclusives avec Bouygues et Bouygues Telecom "en vue du rachat d'un portefeuille de fréquences 2G/3G/4G et du réseau de téléphonie mobile de Bouygues Télécom pour un montant pouvant aller jusqu'à 1,8 milliard d'euros".

"La cession n'interviendra que dans l'hypothèse où l'opération de rachat de SFR par Bouygues aboutit et que les autorisations nécessaires sont obtenues", souligne Iliad.

Incertitudes sur le dossier SFR

Le coup de tonnerre est venu, ce dimanche matin, de Bouygues Telecom, candidat au rachat de SFR tout comme Numéricable. Dans le JDD de ce 9 mars, Olivier Roussat, le Pdg de Bouygues Telecom, annonce, en effet, que son groupe est entré en négociations exclusives avec son concurrent Free pour lui céder "15.000 antennes et un portefeuille de fréquences, dont une partie pour la 4G". Le tout pour un montant pouvant aller jusqu'à 1,8 milliard d'euros, précise Olivier Roussat.

"Cet accord est conditionné au succès de notre offre de fusion avec SFR déposée mercredi 5 mars auprès de sa maison mère, Vivendi". L'accord permettrait à Bouygues "de lever la principale incertitude qui pesait sur (son) projet au regard de l'Autorité de la concurrence. Et à Free de devenir un opérateur plein et entier", estime le Pdg de Bouygues Telecom.

"Nous apportons une réponse immédiate aux impératifs de la concurrence. En cas de fusion avec SFR, nous aurions un réseau de trop. Là, il y a un acheteur qui va recréer une dynamique concurrentielle. Cette solution clé en mains devrait faciliter le mariage avec SFR et rassurer Vivendi", assure Olivier Roussat.

Montebourg s'en prend à l'Autorité de la concurrence

De son côté, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, marque indirectement sa préférence pour l'offre de Bouygues sur SFR. Dans le Parisien de ce dimanche, il affirme : "si on revient à trois, on est plus fort que si on subsiste à quatre".

Sa préférence irait "au mieux-disant en en matière d'emploi, d'investissement et de patriotisme économique". "La concurrence par la destruction s'arrêtera si nous revenons à trois opérateurs mobile tout en maintenant des prix bas. Elle ne s'arrêtera pas si Numéricable conquiert SFR puisque la concurrence restera à quatre dans le mobile. Et au final, soit Free soit Bouygues, sera à ramasser à la petite cuillère avec des milliers d'emplois perdus", ajoute-t-il.

Il s'en prend par ailleurs à l'Autorité de la concurrence dont le président confiait, hier dans le Figaro, que l'examen du dossier de rachat de SFR pourrait prendre jusqu'à neuf mois. "S'il faut neuf mois à une autorité indépendante pour prendre une décision, ça pose quand même problème", lâche le ministre.

>> Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad (Free), sera l'invité de Stéphane Soumier ce lundi à 7h45 dans Good Morning Business

P.C