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Facebook lance une version de Messenger pour enfants

Messenger Kids n'est disponible pour l'instant que sur les mobiles Apple et seulement aux Etats-Unis

Messenger Kids n'est disponible pour l'instant que sur les mobiles Apple et seulement aux Etats-Unis - Tang Chhin Sothy-AFP

Lancée aux États-Unis sur iPhone et iPad uniquement, cette version de Messenger dépourvue de publicité est pilotée depuis le compte Facebook des parents.

Facebook veut capter l'audience des internautes dès leur plus jeune âge et contrer l'influence de Snapchat auprès de cette cible juvénile. Le géant américain des réseaux sociaux a lancé une version destinée aux enfants de 6 à 13 ans de sa messagerie instantanée Messenger qui compte par ailleurs près de 1,2 milliard d'utilisateurs dans le monde.

Comme son aînée, Messenger Kids est une application de messagerie instantanée (texte et vidéo) et d'échange de photos, à la différence près que dans cette version, "il n'y a pas de publicités, pas d'achats intégrés", précise Facebook.

"Nous voulons être sûrs que les usages de la technologie par nos enfants sont positifs, sûrs et adaptés à leur âge", affirme le groupe américain qui prend soin de préciser que l'application est placée sous le contrôle des parents.

Concrètement, une fois l'application téléchargée, les parents créent un compte Messenger Kids pour leur enfant via leur propre compte Facebook et un panneau de contrôle dédié à cette messagerie. Puis ils autorisent ou non les contacts à figurer dans la liste de leur enfant.

L'application Messenger Kids n'est disponible pour l'instant que sur les terminaux iOS (iPhone, iPod Touch et iPad) d'Apple et seulement aux États-Unis, dit encore Facebook, qui précise qu'elle sera ensuite proposée via les boutiques en ligne d'applications d'Amazon et de Google.

Les entreprises de technologies marchent sur des oeufs quand il s'agit de proposer des produits ou services à destination des plus jeunes, les autorités et les associations de protection de l'enfance étant aux aguets sur ce sujet.

Début octobre 2017, le fabricant de jouets Mattel a notamment renoncé à commercialiser une enceinte connectée destinée aux enfants à la suite d'une fronde d'associations et de parlementaires américains. Et pas plus tard que lundi 4 décembre, la Cnil a mis en garde un fabricant de poupées et de robots connectés qui présentent des risques d'intrusion dans la vie privée des enfants.

Frédéric Bergé avec AFP