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Etats-Unis: un site de monnaie virtuelle démantelé pour blanchiment d’argent

Le site Liberty Reserve a été fermé pour blanchiment d'argent, un risque de plus en plus répandu avec la monnaie virtuelle.

Le site Liberty Reserve a été fermé pour blanchiment d'argent, un risque de plus en plus répandu avec la monnaie virtuelle. - -

La justice américaine a mis fin au site de monnaie virtuelle Liberty Reserve, un service utilisé par un million de personnes. Ce serait l’une des plus grosses plateformes de blanchiment d’argent démantelée au monde.

Mardi 28 mai, la justice américaine a affirmé avoir mis fin à ce qu'elle appelle la plus grosse opération de blanchiment d'argent du monde, effectupar l'intérmédiaire de Liberty Reserve, un site internet de monnaie numérique virtuelle. Il aurait permis le blanchiment de six milliards de dollars, soit près de cinq milliards d’euros.

Transformer des dollars en argent virtuel sans contrôle

Sur Liberty Reserve, les internautes pouvaient déposer les sommes qu’ils voulaient anonymement, et de nombreux criminels en ont profité. Le système était simple: il suffisait de s’inscrire en donnant juste un nom que personne ne vérifie. En clair, un faux nom.

Les utilisateurs pouvaient ensuite envoyer 10.000 dollars bien réels qui seront convertis en monnaie numérique. Avec cette monnaie numérique, ils pouvaient acheter n’importe quoi, pour le revendre ensuite et racheter à nouveau. Une fois le business fini, les internautes n’avez plus qu’à reconvertir leur monnaie numérique en dollars sonnants et trébuchants.

Un million d'utilisateurs, cinq milliards d'euros

Pour la justice américaine, le blanchiment d'argent criminel était le fonds de commerce de Liberty Reserve, issu de la fraude à la carte bancaire jusqu'à la pornographie infantile, en passant par le piratage informatique. Un million de personnes utilisaient ce site dans le monde dont 200.000 aux Etats-Unis.

Les sites de monnaie numérique, comme le Bitcoin, remportent un succès grandissant et le gouvernement américain précise qu'il ne s'oppose pas à toute forme d'argent virtuel. Mais il explique que le risque de blanchiment est toujours élevé et que l'impunité et l'anonymat, même sur Internet, ont leurs limites.

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Jean-Bernard Cadier correspondant à New York