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Cybercriminalité: la France 15 fois moins touchée que l'Allemagne

La cybercriminalité ponctionnerait chaque année entre 15 et 20% de la valeur créée par Internet sur l'ensemble du globe.

La cybercriminalité ponctionnerait chaque année entre 15 et 20% de la valeur créée par Internet sur l'ensemble du globe. - JOE RAEDLE / Getty Images North America / Getty Images.

Pour 2014, le coût de la cybercriminalité est évalué à 400 milliards de dollars. Mais certains pays s'en sortent mieux que d'autres.

La toile tissée par les cybercriminels ronge petit à petit l’économie mondiale. Chaque état tente d'y faire face et dans les pays les plus puissants, la France joue bien sa carte.

Mais, qu’il s’agisse d’États ou d’entreprises (privées ou publiques), nul n‘est épargné comme le révélait cet été une étude de McAfee qui estimaient alors le coût et les risques de cette délinquance 2.0 pour 2014.

Selon ce document, elle ponctionnerait chaque année entre 15 et 20% de la valeur créée par Internet. Selon McAfee, cette situation crée un manque à gagner évalué entre 375 et 575 milliards de dollars chaque année. Une fourchette large qui indique que la précision est encore impossible dans ce domaine.

Évidemment, les répercussions sur l’emploi sont importantes. Selon McAfee, les États-Unis auraient pu créer 200.000 emplois de plus en 2014 si les méfaits. En Europe, le manque à gagner serait de 150 000 postes.

Un impact direct sur le PIB

De fait, tout cela à un impact direct sur les économies nationales. Le rapport de McAfee a calculé l’impact de la cybercriminalité sur les différents Etats de la planète. Aucun n’échappe à la menace et les plus grosses puissances de la planète ne sont pas épargnées.

Le pays le plus touché est l’Allemagne avec 1,60% de son PIB impacté par la cybercriminalité. Le Japon est le pays qui s’en sort le mieux avec 0,02%.

Contrairement aux idées reçues, la France ne s’en sort pas si mal avec 0,11% de son PIB.

C’est 6 fois moins que les États-Unis qui commencent à s’inquiéter très sérieusement des attaques comme celle, récente, de Sony Pictures.

Désormais, pour la Maison Blanche, cette délinquance est considérée comme une "une menace sans précédent" sans précédent pour son économie. Elle compte lancer une grande réforme pour se protéger de ces menaces.

Vendredi 16 janvier, en Grande-Bretagne, Barack Obama et David Cameron ont annoncé la création d’une cellule regroupant des unités des services de renseignements des deux pays. "La cybersécurité et les cyberattaques constituent l'une des plus grandes menaces modernes auxquelles nous sommes confrontés", a affirmé le Premier Ministre britannique qui précise que "huit sur dix des plus grandes entreprises du Royaume-Uni y ont déjà été confrontées."

En France, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, va présenter cette semaine un plan de mesures pour lutter contre les cybermenaces.

Pascal Samama