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Comment IBM utilise sa puissance de calcul dans la lutte contre le coronavirus

Sur BFM Business, Nicolas Sekkaki, le président d'IBM France, explique comment le groupe, spécialisé dans la conception de logiciels et de systèmes informatiques, a mis sa puissance de calcul au service de la recherche et de la lutte contre la crise sanitaire.

Comme quantité de grandes entreprises, le mastodonte américain IBM a décidé de faire preuve de solidarité et de voir, dans quelle mesure, il pourrait se montrer utile pour soutenir les chercheurs et les professionnels de santé.

Dans l'émission Inside ce jeudi, Nicolas Sekkaki, le patron de la filiale française de Big Blue, rappelle qu'au-delà de l'absolue nécessité de préserver la santé de ses salariés, il lui semblait important de participer à l'effort collectif, de "supporter l'économie française" et donc d'aider la recherche.

Plus de 8.000 combinaisons de médicaments testées

"Ce combat contre le Covid, c'est aussi un combat technologique", détaille-t-il. "On a créé une association aux Etats-Unis, où on a notre puissance de calcul, et où on a des ordinateurs qui font plusieurs centaines de millions de milliards d'opérations à la seconde et qui ont permis, dans un temps assez record, de pouvoir tester plus de 8.000 combinaisons de médicaments et d'être capables d'en identifier 77 qui sont prometteurs".

Mais Nicolas Sekkaki le reconnaît. L'identification est une chose, l'étude desdites combinaisons par la sphère scientifique en est une autre.

"Ca sera beaucoup plus long", concède-t-il. "Mais ça permet justement à la communauté scientifique et aux laboratoires d'être beaucoup plus focalisés sur des pistes sérieuses" pour concevoir des vaccins. "On le sait bien, ça va prendre plusieurs années", poursuit le patron d'IBM France, (…) "mais il est important que nous le fassions et que nous nous organisions pour donner cette puissance informatique et nécessaire", conclut-il.

JCH