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Ces entreprises qui interdisent Pokémon Go au travail

Pokémon Go compte déjà plus de 100 millions d'utilisateurs

Pokémon Go compte déjà plus de 100 millions d'utilisateurs - Renalto Schemidt - AFP

Plusieurs entreprises allemandes ont envoyé des courriels à leurs employés pour leur interdire de jouer à la célèbre application mobile. Auparavant, Boeing avait déjà proscrit Pokémon Go sur le lieu de travail.

Le succès de Pokémon Go est planétaire. Le jeu de Niantic et Nintendo, qui compte désormais plus de 100 millions de téléchargements, est de plus en plus populaire. Au point que certains n'hésitent pas à y jouer sur leur lieu de travail.

Ce qui n'est pas sans inquiéter leurs employeurs. En Allemagne, Volkswagen a constaté que de plus en plus de ses salariés jouaient sur les chaînes de montage, rapportent plusieurs quotidiens dont Bild.

La direction du groupe a ainsi décidé d'envoyer un e-mail à ses 70.000 employés pour leur interdire de partir à la chasse aux Pikachu, Rondoudou et autres Rattata. Volkswagen souligne notamment qu'en jouant à Pokémon Go, les salariés font grimper le risque d'accident, en raison "du manque d'attention" dont ils font preuve.

Données sensibles

En outre, la célèbre marque allemande s'inquiète du risque pour la sécurité de ses informations. Le jeu Pokémon Go repose avant tout sur la géolocalisation ainsi que sur le partage de certaines données. Volkswagen, qui se remet à peine du scandale des moteurs truqués, craint que des informations sensibles et secrètes ne tombent ainsi dans les mains de tierces personnes.

D'autant que, rappelle le groupe, les informations liées au système de géolocalisation peuvent être communiquées par Niantic à d'autres sociétés.

Par ailleurs, les utilisateurs se retrouvent à partager des photos ou des films, ce qui, juge Volkswagen, risque de rendre vulnérable des informations lorsque le jeu est utilisé sur le lieu de travail.

D'où le message du constructeur qui, au passage, interdit évidemment aussi aux employés de télécharger le jeu sur leurs téléphones professionnels. Pas une grande perte a priori puisqu'un employé du groupe, interrogé par Bild affirme que "de toute façon il n'y avait pas de Pokémon fantastiques (des Chenipan et des Roucool)".

"Don't Pokémon and Work"

Volkswagen n'est néanmoins pas la seule compagnie à s'émouvoir. Le géant de l'acier ThyssenKrupp a, lui aussi, envoyé un mail à ses 31.000 salariés avec un message pour le moins clair: "Don't Pokémon and Work" (en gros "ne jouez pas au Pokémon et bossez!"). Une phrase écrite autour d'un adorable Pikachu dans le mail. Histoire de mieux faire passer la pilule auprès des salariés. "Nous nous sommes dits qu'un clin d'œil serait plus efficace qu'une réprimande", fait valoir un porte-parole du groupe auprès de Bild. Là encore, Thyssenkrupp invoque des raisons de sécurité. Même son de cloche chez les géants de la chimie BASF, Evonik, chez l'équipementier Bosch ou encore chez le constructeur Daimler, rapporte le Stuttgarter Nachrichten.

Les groupes allemands ne sont évidemment pas les seuls. Aux États-Unis, Boeing avait ainsi interdit mi-juillet à ses employés de chasser des Pokémon au travail, alors que, selon plusieurs sites spécialisés, l'application avait été installée sur 100 téléphone professionnels. Un employé aurait même failli se blesser en jouant au travail.