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Carmat espère toujours obtenir son marquage CE d'ici la fin de l'année

Ce marquage ouvrirait la porte à une commercialisation en Europe du cœur artificiel alors que l'entreprise française vient d'être autorisée à recruter des patients aux Etats-Unis.

C'est un pas de géant pour Carmat. Le spécialiste du cœur artificiel vient d'être autorisé à recruter des patients aux Etats-Unis après de longues années de travail auprès de l'autorité de santé américaine, la FDA. "On est très satisfaits. C'est le fruit d'un long travail" commente Stéphane Piat, directeur général de la start-up, sur le plateau de Good Morning Business. "On a clarifié plus de 57 problèmes qui avaient été identifiés potentiellement (…) auxquels nous avons répondu de manière satisfaisante."

C'est donc le fruit d'un long travail mais aussi de résultats très satisfaisants. "On a démontré, sur tous les patients, que la prothèse avait vraiment un impact très bénéfique" poursuit Stéphane Piat, qui reconnait que le chemin est encore long pour Carmat. "Il y a beaucoup de choses que l'on doit démontrer pour également rassurer les gens quant au futur de la société: c'est bien-sûr la fiabilité de la prothèse, sa capacité à supporter des patients au long cours" explique-t-il.

"Commercialiser le plus vite possible"

L'entreprise a déjà levé "un peu plus de 200 millions d'euros" et profite "d'une position de trésorerie assez confortable pour une start-up" témoigne son DG qui reste néanmoins toujours en recherche de financement.

Alors, quand peut-on espérer une commercialisation du cœur artificiel? La technologie, "elle est validée" explique Stéphane Piat. Mais le "medical device, c'est toujours par tâtonnement". Et si le "niveau de confiance est très élevé", il faudra encore patienter pour que le cœur soit disponible pour tous ceux qui l'espèrent. "Notre but, c'est de commercialiser le plus vite possible" poursuit le patron de Carmat. "On espère que c'est toujours possible, cette année, d'avoir le marquage CE" synonyme d'autorisation théorique de mise sur le commerce. "On y travaille activement, maintenant, ce n'est pas une décision qui est seulement la nôtre".

Thomas Leroy