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Benjamin Smith veut faire d'Air France-KLM un géant mondial

Benjamin Smith, directeur général du groupe Air France/KLM, était auditionné ce mercredi par la commission du développement durable du Sénat

Benjamin Smith, directeur général du groupe Air France/KLM, était auditionné ce mercredi par la commission du développement durable du Sénat - Christophe Archambault - AFP

Le nouveau patron d'Air France-KLM est optimiste pour l'avenir du groupe qu'il voit devenir un leader européen. Mais il déplore les taxes, des redevances et des charges sociales qui pénalisent les entreprises françaises.

Le nouveau patron d'Air France-KLM, le canadien Benjamin Smith a affirmé mercredi au Sénat vouloir faire d'Air France-KLM le groupe aérien "le plus fort en Europe" et plaidé pour un environnement fiscal et social plus favorable en France pour lutter face à la concurrence.

"Ma priorité est qu'Air France-KLM devienne le groupe aérien le plus fort en Europe et un des plus puissants dans le monde", a-t-il déclaré au cours de son audition devant la commission du développement durable du Sénat qui a été sa première apparition publique depuis sa nomination en août. 

Benjamin Smith, venu d'Air Canada, s'est dit "enthousiaste" de sa mission et s'est félicité de l'accord intercatégoriel signé le 19 octobre, un mois après sa prise de fonctions, qui "a permis l'apaisement du climat social". Des négociations salariales tendues avaient été émaillées entre février et mai de 15 jours de grève du personnel et s'étaient soldées par le départ de l'ancien PDG du groupe, Jean-Marc Janaillac, en mai. Le coût de la grève a été "de l'ordre de 350 millions d'euros", selon Benjamin Smith.

Le poids des taxes, redevances et charges sociales

Le directeur général du groupe a lu son propos liminaire en français avant de passer à l'anglais pour répondre aux questions des sénateurs. "La concurrence continue à se développer en 2019", a mis en garde Benjamin Smith qui était accompagné de la présidente non-exécutive du groupe Anne-Marie Couderc, citant les compagnies aériennes low-cost et les compagnies du Golfe. Comme ses prédécesseurs, il a déploré le manque de compétitivité des compagnies françaises en raison du poids des taxes, des redevances et des charges sociales.

Misant sur le "très fort potentiel" de la marque Air France, Benjamin Smith compte "mieux positionner Air France" et mieux satisfaire la clientèle "Premium" (grands voyageurs et passagers de la business class et de la Première) notamment. Dès cet été, selon lui, des évolutions auront lieu d'une part "d'ordre commercial, pour apporter davantage de cohérence, de simplicité et de lisibilité à notre offre long courrier" et d'autre part sur la maintenance qui doit être optimisée. 

Pascal Samama avec AFP