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Apple: Trump remercie le groupe pour ses projets

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- - NICHOLAS KAMM / AFP

Donald Trump remercie le patron d'Apple, Tim Cook, pour ses futurs investissements aux Etats-Unis.

"Merci Tim Cook d'avoir accepté d'étendre vos activités aux Etats-Unis et de créer ainsi des milliers d'emplois". C'est par ces mots que le Président américain a exprimé sa reconnaissance au patron de la marque à la pomme. Une réaction à l'annonce ce jeudi d'investissements dans plusieurs sites, dont la création d'un nouveau campus pour un milliard de dollars au Texas.

Il faut dire que le Président américain avait mis la pression sur Apple. En pleine guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, le président républicain a prévenu que le prix des produits de la marque pourrait augmenter en raison des taxes douanières punitives qu'il pourrait imposer à la Chine. Pour Donald Trump, le meilleur moyen pour le groupe d'éviter de subir ces conséquences était de produire ses appareils aux États-Unis.

Ces annonces apparaissent donc comme un geste d'apaisement, même si il ne s'agit pas là d'investissements en vue de construire des usines comme l'exhortait Donald Trump. Mais le nouveau site annoncé jeudi devrait dans un premier temps héberger 5 mille employés au Texas. Un chiffre qui pourrait rapidement grimper à 15 mille selon le géant californien.

90 mille employés aux Etats-Unis

Et Apple se montre optimiste pour l'avenir: le groupe se dit en bonne voie pour créer 20 mille emplois aux Etats-Unis d'ici 2023. La firme de la Silicon Valley devrait investir dans de nouveaux sites sur la côte ouest américaine, à Seattle, à San Diego et dans la banlieue de Los Angeles. La marque compte actuellement 90 mille employés.

Ces remerciements de Donald Trump tranchent avec les vives critiques adressées cette semaine à la PDG de General Motors, Mary Barra. Le premier constructeur automobile du pays avait annoncé fin novembre la suppression en 2019 de 15% des emplois du groupe, en cessant la production sur 7 sites, dont 4 aux Etats-Unis. Le plan de restructuration doit permettre à General Motors de faire 6 milliards de dollars d'économies d'ici la fin 2020 selon le groupe.

«Elle ferait mieux de rouvrir rapidement ces usines», «Très déçu par General Motors", "General Motors ne va pas être bien traité», «Je trouve ça vraiment moche»: le président n'a pas caché sa colère, menaçant même de frapper le groupe au portefeuille en supprimant des subventions.

Sandrine Serais