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Amazon perquisitionné au Japon

"Nous coopérons pleinement avec l'inspection" de la Fair Trade Commission (FTC), a affirmé Amazon Japon.

"Nous coopérons pleinement avec l'inspection" de la Fair Trade Commission (FTC), a affirmé Amazon Japon. - Philippe Huguen / AFP

Les autorités japonaises reprochent au géant du e-commerce de réclamer, jusqu'aux menaces, des commissions à ses fournisseurs pour compenser les remises sur les frais de port accordées aux clients.

Le géant américain du commerce en ligne Amazon a promis jeudi de collaborer avec les autorités japonaises de la concurrence qui ont perquisitionné ses bureaux, près de deux ans après avoir été visé par une autre enquête.

"Nous coopérons pleinement avec l'inspection" de la Fair Trade Commission (FTC), a affirmé Amazon Japon dans une brève déclaration transmise à l'AFP. La FTC s'est refusée à tout commentaire.

Demandes de commissions et menaces

Le groupe est soupçonné d'avoir réclamé des commissions à ses fournisseurs afin de couvrir les remises accordées sur les marchandises vendues, une pratique illégale, ont rapporté les médias locaux. Selon la chaîne de télévision publique NHK, Amazon les menaçait de cesser toute activité avec eux s'ils n'obtempéraient pas.

Le quotidien Asahi a cité des sources expliquant que le géant américain a pu agir de la sorte pour faire face à une augmentation des coûts de livraison. Yamato, numéro un japonais du transport et de la livraison de colis, a revu l'an dernier ses tarifs à la hausse afin de redresser ses comptes. Ses employés sont contraints d'accumuler les heures supplémentaires dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre et d'essor du commerce en ligne.

Une autre enquête en 2016

Amazon avait déjà été la cible de perquisitions du gendarme japonais de la concurrence en 2016. Il était alors accusé de contraindre ses fournisseurs à commercialiser leurs produits à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur d'autres sites marchands.

La Fair Trade Commission a mis fin à ses investigations en juin 2017 après que le groupe américain eut accepté de retirer ses exigences. 

J.-C.C. avec AFP