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Alibaba veut racheter l'intégralité du "YouTube chinois"

Cette offre sur le "YouTube" chinois illustre la confiance de Jack Ma, le fondateur et dirigeant d'Alibaba, dans l'économie chinoise.

Cette offre sur le "YouTube" chinois illustre la confiance de Jack Ma, le fondateur et dirigeant d'Alibaba, dans l'économie chinoise. - STR-AFP

Le géant chinois de l'e-commerce veut acquérir 100% de Youku Tudou, un site de vidéo en ligne coté à New York et valorisé à 4,55 milliards d'euros. Il en détient déjà 25,1%.

Jack Ma, le fondateur et dirigeant d'Alibaba, n'a pas fini d'étendre son emprise sur l'Internet chinois. Le géant du commerce électronique veut racheter la totalité du capital de Youku Tudou, un site chinois de vidéo en ligne dont il est déjà actionnaire, sur la base d'une valorisation d'environ 5,2 milliards de dollars (4,55 milliards d'euros).

Alibaba avait acquis mi-2014 18,3% du capital de Youku Tudou et il en détient aujourd'hui 25,1%. "Les produits numériques, et particulièrement la vidéo, sont aussi importants que les produits physiques dans le commerce électronique", a déclaré le directeur général d'Alibaba, Daniel Zhang.

Pour Tian Hou, analyste de TH Capital à New York, "Alibaba a besoin de trafic. La vidéo en ligne ou sur mobile est la solution numéro un à ce problème." 

Youku Tudou devrait quitter la Bourse de New York

Alibaba propose 26,60 dollars par action Youku Tudou cotée à New York, ce qui représente une prime de 30,2% par rapport au cours de jeudi en clôture.

En prenant en compte la trésorerie, Alibaba devra débourser environ 3,6 milliards de dollars pour acquérir le solde du capital, selon une source proche du dossier. Le PDG de Youku Tudou, Victor Koo, soutient l'offre d'Alibaba, possédant lui-même environ 18% du capital de la société.

Depuis le début de cette année, ce sont une trentaine d'entreprises chinoises cotées à Wall Street qui ont fait l'objet d'offres de retrait, selon les analystes du cabinet de Hong Kong MCM Partners, un mouvement de rapatriement du capital motivé par la conviction que ces entreprises peuvent être mieux valorisées en Chine.

F.Bergé avec Reuters