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Ségolène Royal: "pas de business pour la BPI"

Ségolène Royal, vice-présidente de la nouvelle BPI

Ségolène Royal, vice-présidente de la nouvelle BPI - -

Dans une interview à Libération du 7 mai, la vice-présidente de la Banque publique d'investissement revient sur le rôle qu'elle souhaite voir jouer à cet établissement. Tout en décochant quelques flèches en direction de l'administration et des banquiers.

"Il n'y a que de bons investissements pour la BPI, pas du business! Faire du business sous-entendrait qu'on ferait le tri entre ce qui est juteux et ce qui ne l'est pas". Au lendemain de l'annonce par l'Elysée d'un plan d'investissement sur 10 ans, Ségolène Royal en remet une couche sur le rôle de la Banque publique d'investissement dans une interview à Libération de ce mardi 7 mai.

"La BPI est une banque patiente qui n'attend pas de retour sur investissement immédiat, ou alors seulement pour le réinvestir dans l'outil productif, et qui ne place pas son ragent sur les marchés", rappelle l'ancienne candidate à l'Elysée qui est aussi vice-présidente de la BPI.

Voici quelques semaines, une polémique avait éclaté entre elle et Nicolas Dufourq, le directeur de la BPI, à propos du rôle de l'établissement dans le soutien aux "entreprises en retournement ", c'est à dire en difficulté. Cela fait partie des missions de la BPI et c'est "une excellente chose", affirme Ségolène Royal. "Il est détestable de parler avec morgue des canards boiteux pour désigner des entreprises qui souffrent", ajoute-t-elle.

Jouet pour inspecteurs des finances

Sans vouloir relancer ouvertement la polémique, la vice-présidente de la BPI défend cependant le rôle des politiques et des élus locaux et tâcle les banquiers et les hauts fonctionnaires qui pourraient avoir envie de dicter leur loi à la banque.

La BPI ne "doit pas être un jouet aux mainsde quelques inspecteurs des finances". " Nous élus locaux, connaissons parfois mieux les PMEc que les grands financiers qui sortent des entreprises du CAC40". Les parlementaires doivent se prononcer le 15 mai sur la doctrine d'investissement de la BPI.

P.C