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Renault trouve un accord sur sa représentation dans les instances de pilotage de Nissan

Jean-Dominique Sénard

Jean-Dominique Sénard - Behrouz Mehri-AFP

Selon l'accord qui devra être voté le 25 juin lors de l'assemblée générale, le président de Renault, Jean-Dominique Sénard, devrait siéger au comité des nominations de Nissan tandis que Thierry Bolloré, directeur exécutif, siégera au comité d'audit.

Renault a trouvé un accord avec Nissan sur la représentation du constructeur automobile français dans la nouvelle gouvernance de son partenaire japonais, a annoncé ce jeudi le groupe au losange dans un communiqué.

Cet accord ouvre la voie à un vote positif de Renault sur cette gouvernance lors de l'assemblée générale des actionnaires de Nissan le 25 juin. Le constructeur français, principal actionnaire de Nissan avec 43% du capital, avait menacé de ne pas apporter son soutien si ses deux dirigeants Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré n'étaient pas représentés dans les nouvelles instances.

Selon une source proche du constructeur, Jean-Dominique Senard, président de Renault, siégera au comité des nominations de Nissan alors que Thierry Bolloré, directeur exécutif, siégera au comité d'audit. En revanche, il n'aura pas de représentation dans le troisième comité prévu, celui des rémunérations.

"Esprit de dialogue et de respect mutuel"

Renault "accueille avec satisfaction la décision de Nissan d'accorder (à ses) deux représentants (...) un siège dans les comités du Conseil de Nissan, qui seront présentés à l'assemblée générale des actionnaires le 25 juin prochain", a précisé le groupe français dans un communiqué.

"L'accord ainsi trouvé sur la présence de Renault dans la nouvelle gouvernance de Nissan, confirme l'esprit de dialogue et de respect mutuel qui existe au sein de l'Alliance", affirme aussi le constructeur. Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré sont les deux représentants de Renault au sein du conseil d'administration de Nissan.

Initialement, Nissan n'avait pas souhaité désigner Thierry Bolloré dans un des comités. La direction du groupe est hostile à ce dirigeant qui a longtemps soutenu l'ancien PDG de Renault Carlos Ghosn, arrêté au Japon en novembre pour des malversations financières présumées.

Paul Louis avec AFP