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Renault: le prêt de 5 milliards garanti par l'Etat n'est toujours pas signé

Interrogé ce mardi matin sur RTL, le ministre de l’Econome et des Finances Bruno Le Maire a précisé que "e prêt est toujours en suspens".

Interrogé ce mardi matin sur RTL, le ministre de l’Econome et des Finances Bruno Le Maire a précisé que "e prêt est toujours en suspens". - AFP

Interrogé ce mardi matin sur RTL, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a précisé que "ce prêt est toujours en suspens", en attente de l’ouverture du dialogue social sur l’usine de Maubeuge (Nord).

L’Etat n’a toujours pas signé le prêt de 5 milliards de Renault. Interrogé ce matin sur RTL, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a précisé que "ce prêt est toujours en suspens".

"Je souhaite pouvoir le débloquer bientôt, car Renault a besoin de cet argent pour se reconstituer et se redresser. Mais tout dépendra de la réunion d’aujourd’hui et de la manière dont Renault va engager le dialogue social", a précisé le ministre, qui reçoit ce matin les dirigeants et les syndicats du constructeur automobile.

La demande d'un dialogue social "exemplaire"

La semaine dernière, lors de la présentation du plan de soutien à l’automobile, le président de la République Emmanuel Macron avait conditionné la signature de ce prêt garanti par l’Etat à des garanties pour les salariés des usines de Maubeuge et de Douai (Nord). Les dirigeants de Renault envisagent de regrouper ce site, qui emploie 1600 personnes, avec celui de Douai, à 70 kilomètres de là, pour en faire "un pôle d’excellence électrique", comme le définit le constructeur.

"Si Renault engage le dialogue social exemplaire que nous souhaitons sur la création d’un pôle d’excellence dans le département du Nord, si ce processus est engagé de manière constructive et transparente, je signerai le prêt garanti par l’Etat de 5 milliards d’euros. Si ce n’est pas le cas et qu’on voit qu’on aboutit à une situation de blocage, il faudra poursuivre les discussions. Dans cette période très particulière où nous sommes, il faut que chacun fasse preuve de bonne volonté", a expliqué Bruno Le Maire. 

Après des pertes enregistrées en 2019, le groupe Renault a présenté vendredi 29 mai un plan d'économies de 2 milliards d'euros, qui comprend notamment une revue de son outil industriel en France et une baisse des dépenses en R&D. 

Pauline Ducamp