BFM Business

Pierre Pelouzet: "Facturer est devenu un cauchemar" pour les PME

Pierre Pelouzet était l'invité de BFM Business

Pierre Pelouzet était l'invité de BFM Business - BFM Business

Le médiateur des entreprises était l'invité de BFM Business ce jeudi. Il a notamment expliqué que depuis la création de cette médiation, le nombre de saisines était passé de 100 par an à 100 par mois.

Depuis sa création en 2010, la Médiation des entreprises a su tracer sa route. Selon son rapport annuel publié ce jeudi, 10.000 entreprises et acteurs publics ont fait appel à cet organisme.

"Nous sommes en train de gagner la bataille de la médiation", se réjouit Pierre Pelouzet, le médiateur des entreprises, invité de BFM Business ce jeudi. Ce dernier fait en effet valoir que les saisines sont passées d'une centaine par an à une centaine "tous les mois".

Le rapport annuel de l'organisme montre également qu'une saisine sur trois (31,5%) concerne des litiges privé-public. Pour autant, Pierre Pelouzet estime que les pouvoirs publics ne sont pas plus mauvais payeurs que les entreprises. "Il y a les mêmes niveaux de retards dans le public que dans le privé, soit 10 jours de retard. L'État globalement est plutôt un bon payeur, on a de grandes divergences dans les collectivités et les hôpitaux", développe-t-il.

Vers une "facture type"

Point important: à partir du premier semestre 2018, Pierre Pelouzet entend publier des lignes directrices pour simplifier la facturation par les PME. Rappelant que les délais de paiement constituent le premier motif de saisine par les entreprises, il explique que les grands groupes se plaignent de ne recevoir les factures de la part des PME qu'au bout de 30 à 50 jours rendant ainsi impossible un paiement dans les délais.

"Je suis allé voir les PME et elles m'ont expliqué que facturer est devenu un cauchemar car chaque grand groupe, chaque municipalité définit sa facture. Et donc un chef d'entreprise, soit il s'enferme un dimanche par mois et fait la facture selon les codes prescrits par son client, soit il envoie sa facture et elle est rejetée dans les systèmes", développe-t-il. Or il faut savoir qu'une facture sur sept est aujourd'hui bloquée dans les systèmes des grands clients. Pour y remédier, le médiateur des entreprises va publier "une facture type" soit une "facture normale, simple qui devrait satisfaire tout le monde" et qui ne sera toutefois pas obligatoire.

J.M.