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La France et le Japon rassurent sur l'avenir de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

Après l'arrestation de Carlos Ghosn en début de semaine, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire rencontrait son homologue japonais ce jeudi. Une manière d'éloigner les craintes d'un démantèlement de l'alliance stratégique entre Renault, Nissan et Mitsubishi.

Face à la tempête provoquée par l'arrestation de Carlos Ghosn, dirigeant de Renault et de Nissan, le navire franco-japonais doit rester à flot. C'est le message qu'ont tenu à faire passer les ministres de l'économie français et japonais, Bruno Le Maire et Hiroshige Seko, suite à leur réunion ce jeudi à Paris.

"Sur la question de l’alliance formée entre Renault et Nissan, les deux ministres ont échangé leurs points de vue et échangé des informations sur la situation. Ils ont réaffirmé (…) l’important soutien des gouvernements français et japonais à l’alliance formée entre Renault et Nissan et leur souhait partagé de maintenir cette coopération gagnante", indique le communiqué diffusé par Bercy.

L'Alliance en danger après l'arrestation de Carlos Ghosn?

Cette rencontre était l'occasion de faire le point après l'arrestation surprise à Tokyo en début de semaine de Carlos Ghosn, patron de Renault, de Nissan et de l'alliance qui associe également depuis 2016 un autre constructeur japonais, Mitsubishi.

Accusé de malversations et d'abus de biens sociaux, Carlos Ghosn a été placé en garde à vue pour une durée indéterminée mais qui peut en théorie être prolongée jusqu'à fin décembre. Une situation qui faisait redouter un démantèlement de l'alliance entre les différents constructeurs.

Ce jeudi, Nissan a en effet révoqué Carlos Ghosn de son poste de président du conseil d'administration et devrait être imité dans la foulée par Mitsubishi. N'ayant pas eu accès à l'enquête interne menée chez Nissan ou à tout autre document de justice, Renault s'est montré plus prudent en nommant une direction intérimaire mais en conservant Carlos Ghosn comme PDG.

Pauline Ducamp