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Jacques Biot (Huawei France) justifie le choix de l'Alsace pour la nouvelle usine de Brumath

Invité de BFM Business ce jeudi, le président du conseil d'administration de Huawei France a notamment justifié le choix de l'Alsace par sa localisation "au coeur de l'Europe" et sa desserte de qualité.

Après des mois de réflexions, Huawei a finalement jeté son dévolu sur l’Alsace, et plus précisément sur la commune de Brumath. C’est ici que le géant des télécoms implantera sa nouvelle usine en 2023, "la première en dehors de Chine de fabrication de stations de base", a détaillé sur BFM Business le président du conseil d’administration de Huawei France, Jacques Biot.

Ces stations incorporeront bien entendu "toutes les générations, 3G, 4G, 4G, de façon à ce que les gens qui n’ont pas encore fait l’acquisition d’un téléphone dernier modèle puisse continuer à rester reliés au réseau", a-t-il indiqué. Et elles seront destinées à l’ensemble du continent: "C’est une usine made in France mais pour l’Europe", a poursuivi Jacques Biot.

Selon lui, le choix de l’Alsace s’explique par la localisation de la région, "au cœur de l’Europe". Par ailleurs, "elle est très bien desservie sur le plan logistique. C’est une région qui bénéficie à la fois d’une excellente desserte ferroviaire, fluviale, routière et aérienne. Et puis, il y a quelque chose de plus important aussi, c’est l’accès à tout un tissu humain industriel alsacien qui est extraordinairement fort", a-t-il dit.

"Chercher les compétences dans le tissu académique local"

Le choix de Brumath parmi "50 sites qui nous ont été proposés par le gouvernement français et qui étaient eux-mêmes en compétition avec des sites dans d’autres pays européens" s’explique enfin par la "grande confiance qui s’est établie d’emblée entre les équipes de Huawei et les équipes de la région", a souligné Jacques Biot.

Le président du conseil d’administration de Huawei France a par ailleurs assuré que le groupe ira "chercher dans le tissu académique local les compétences qui correspondent aux qualifications que nous recherchons qui sont des qualifications d’ingénieur, de technicien, de spécialiste d’achat, de droit, de logistique…".

Et si des ingénieurs chinois seront présents sur le site pour "former éventuellement les ingénieurs français, (…) l’essentiel des travailleurs seront des travailleurs français, régionaux" et dans une moindre mesure "européens", a conclu Jacques Biot.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco