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Vers la signature d'un accord entre Rio Tinto Alcan et Trimet

Rio Tinto Alcan Est en négociations pour la reprise de son site de Saint-Jean-de-Maurienne

Rio Tinto Alcan Est en négociations pour la reprise de son site de Saint-Jean-de-Maurienne - -

L'accord entre Rio Tinto et Trimet devrait être signé ce samedi 13 juillet. Il concerne la reprise des sites industriels Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne et de Castelsarrasin.

Les sites de Rio Tinto Alcan en France vont-ils être sauvés? L'accord de reprise des sites industriels Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne et de Castelsarrasin par le groupe allemand de l'aluminium Trimet sera signé samedi 13 juillet, a indiqué vendredi soir 12 juillet à l'AFP une source gouvernementale.

Le groupe familial allemand a négocié depuis mars avec Rio Tinto Alcan (RTA) et le gouvernement la reprise des deux usines, qui emploient au total 510 personnes.

"Je suis extrêmement confiant"

Les pourparlers se sont intensifiés ces dernières heures avec l'arrivée à Paris des PDG des deux groupes, la Canadienne Jacynthe Côté pour RTA et Hans-Peter Schlüter pour Trimet, une société qui emploie 1.900 personnes.

Selon un communiqué de la députée socialiste savoyarde Béatrice Santais, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avaient prévu de se rendre samedi à Saint-Jean-de-Maurienne "pour annoncer les résultats du travail accompli". "Je suis extrêmement confiant", avait déclaré vendredi Arnaud Montebourg, après une longue nuit de négociations.

Interrogé vendredi avant l'annonce de la reprise, Yannick Bacaria, délégué syndical CGT, prévenait: "je veux voir le projet de Trimet et les investissements qui vont avec avant de déboucher le champagne". Il ajoutait: "On est contents de se débarrasser de Rio Tinto Alcan". "Depuis qu'ils sont là, ils ont fait un plan social, n'ont jamais investi et se foutent des salariés", disait-il.

20 millions d'euros

Les négociations de ces derniers jours ont porté sur des "modalités techniques fines" et se sont poursuivies sur trois points, ont indiqué des sources proches du dossier.

Le premier: le contrat de cession entre Trimet et le géant minier anglo-australien Rio Tinto, qui n'a pas souhaité poursuivre l'exploitation des deux sites à l'échéance de son contrat d'électricité avec EDF au printemps 2014.

Selon ces sources, la soulte que Rio Tinto devrait verser au repreneur potentiel serait inférieure à 100 millions d'euros et les discussions ont porté sur les "modalités du paiement de cette somme".

Le deuxième point dépendait de l'accord que devaient trouver Trimet et Rio Tinto. Il s'agissait de la participation d'EDF, qui pourrait prendre une participation de 35% au capital de la nouvelle société.

Enfin, les termes de la participation de la Banque publique d'investissement (bpifrance) ont aussi été discutés. Elle apporterait du cash à l'opération, mais sans entrer directement au capital, comme étudié dans un premier temps.

Le groupe familial allemand était lui disposé à apporter 20 millions d'euros à l'opération "sous forme de cash ou de garanties".

Diane Lacaze & AFP