BFM Business
Industries

Vallourec annonce la suppression de 2950 postes dont 350 en France

Vallourec annonce une réduction d'effectifs "d'environ 2400 postes" à la suite notamment de la fermeture de ses sites allemands avec en plus une réduction "d'environ 550 postes" dans des fonctions support.

Le fabricant français de tubes sans soudure Vallourec va supprimer environ 2950 postes dans le monde sur 17.000, dans le cadre d'une restructuration touchant essentiellement des sites industriels en Europe, a-t-il annoncé mercredi.

Le groupe a annoncé dans un communiqué une réduction d'effectifs "d'environ 2400 postes" à la suite notamment de la fermeture de ses sites allemands, ainsi qu'une réduction supplémentaire "d'environ 550 postes" dans des fonctions support.

L'entreprise précise qu'aucun "acheteur crédible n'a été identifié" pour les activités allemandes, et lance par conséquent leur fermeture.

"La fermeture des actifs allemands entraîne une rationalisation supplémentaire des autres actifs européens en charge de la finition des tubes laminés en Allemagne", ajoute Vallourec.

250 postes supprimés dans le nord de la France

Cela se traduira ainsi par la fermeture de la "ligne de traitement thermique" de l'usine française de Saint-Saulve (Nord). La direction a déjà convoqué les 104 salariés de l'usine. Les syndicats parlent d'une "mise à mort attendue et décalée en raison des échéances électorales".

Sur les 550 postes supprimés dans le reste du monde, "vous en avez 70 en Écosse, par l'arrêt de l'activité de filetage dont les volumes seraient rapatriés sur le site d'Aulnoye-Aymeries (Nord) et 320 en France, dont 65 au siège" de Meudon (Hauts-de-Seine), a détaillé le PDG du groupe Philippe Guillemot, lors d'une conférence téléphonique.

Quelque 250 postes seront supprimés dans le nord de la France, qui se répartissent entre un peu moins d'une centaine sur le site de Saint-Saulve, une centaine de postes sur le site d'Aulnoye-Aymeries "et le solde sur le centre de services partagés que nous avons à Valenciennes", a précisé Philippe Guillemot.

Concernant le calendrier, "on est dans des discussions qui prennent le temps qu'elles doivent prendre dans les pays dans lesquels on opère", a-t-il répondu prudemment, tablant sur des départs à compter de fin 2022, et qui s'étaleront "sur toute l'année 2023, en particulier sur l'Allemagne", puisque ce pays va continuer à produire aussi longtemps que les volumes qui sont faits en Allemagne ne sont pas transférés au Brésil.

PS avec AFP